C’est, en effet, le principe de ce programme du Département d’État permettant à des institutions culturelles américaines de travailler en collaboration avec des institutions culturelles internationales. Géré par l’association de l’Alliance des musées américains (AAM), Museums Connect développe cette compréhension des cultures respectives, à travers des projets innovants facilités par des musées, dans le but d’en savoir plus sur la culture et les traditions de l’autre. L’idée de la réalisation de ce projet au Maroc a été initiée par deux femmes artistes passionnées de textiles, qui ne sont autres que Jacqueline Bishop, professeur à l’Université de New York, et Asma Benachir, directrice de la galerie «Au Grain de Sésame» à Rabat.
«Ces projets sont conçus pour permettre des liens institutionnels de long terme, développer les capacités institutionnelles, et faire participer les communautés locales», à travers un échange culturel qui consiste à faire découvrir à des femmes américaines, reçues durant toute une semaine dans des familles de la Médina de Rabat, les travaux d’artisanat ainsi que la diversité culturelle du Maroc.
Par ailleurs, le fruit des créations des femmes américaines et marocaines sera présenté au Musée de la Légation américaine de Tanger (TALIM). Le projet se poursuivra par la visite, au mois de mai prochain, de quatre artisanes marocaines aux États-Unis, emportant ainsi avec elles leurs travaux pour qu'ils soient exposés au Musée du textile de Philadelphie «The Fabric Workshop and Museum».
«C’est un projet qui nous tient à cœur, car il fait partie des objectifs de notre galerie d’art et métier, “Au Grain de Sésame”, pour l’autonomisation des femmes par le biais de l’art», souligne Asma Benachir. Dans le cadre de ce même projet, des reportages sont effectués par des étudiants américains et marocains afin de documenter cet échange et cette collaboration fructueuse.
Leur travail consiste à collecter des informations et des histoires sur ces femmes, puis filmer leurs impressions et leurs expériences de l’échange réciproque, chacune dans le pays de l’autre. Ainsi, les étudiants de l’Université de New York ont pour tâche de réaliser des documentaires avec les Américaines, ceux de l’ISCA (Institut spécialisé du cinéma et de l’audiovisuel) avec les Marocaines.
Ce qui permettra d’immortaliser ce projet par une vidéo, des photos et une galerie d’art virtuelle faisant découvrir les créations des artisanes marocaines (brodeuses) et américaines (quilteuses).
