Le premier semestre 2015 n’a pas été facile pour la Banque marocaine pour le commerce et l'industrie (BMCI). Les principaux indicateurs financiers du groupe bancaire sont, en effet, en recul au terme des six premiers mois de l'année. L’activité du groupe a été également marquée durant cette période par une augmentation du coût du risque.
Ainsi, à fin juin, BMCI affiche un produit net bancaire consolidé en repli de 1,2% par rapport à la même période de l’année précédente, s’élevant à 1,6 milliard de DH, selon les résultats semestriels publiés par le groupe. Une baisse attribuée à la contreperformance des activités de marché qui ont décroché de 19,9%. Par ailleurs, la même source relève une bonne progression au niveau des commissions (+9,2%).

Le résultat brut d’exploitation consolidé a également régressé (-3,8%), s’établissant à 838 millions de DH. Le résultat avant impôts consolidé a suivi la même tendance, accusant une baisse de 24,7% par rapport au 30 juin 2014 à 359 millions de DH. Idem pour le résultat net consolidé part du groupe qui s’est chiffré à 221 millions de DH, en repli de 13,9%. Les frais de gestion consolidés restent, quant à eux, maîtrisés, selon les responsables du groupe bancaire, avec un accroissement de 1,7%, par rapport à juin 2014, atteignant 761,2 millions de DH.
BMCI affiche un coefficient d’exploitation de 47,6%, «parmi les meilleurs du marché bancaire marocain», soutient le groupe.

En ce qui concerne l’octroi des prêts, les résultats semestriels du groupe font ressortir une contraction des crédits par caisse à la clientèle consolidés de 1,7% sur un an, totalisant 50,3 milliards de DH.
De même, les engagements par signature consolidés ont fléchi de 2,2% au terme du premier semestre, comparativement à fin 2014, avec 14,6 milliards de DH. S’agissant des dépôts de la clientèle consolidés, ils ont atteint 42,3 milliards de DH en juin 2015, en baisse de 2,3% par rapport à fin 2014, mais avec une amélioration en termes de structure, les ressources non rémunérées représentant plus de 71% des ressources consolidées, est-il relevé. Pour ce qui est du coût du risque consolidé, il est en augmentation de 21,3% par rapport à juin 2014. Ce qui a poussé le groupe à «poursuivre son dispositif de maîtrise et d’anticipation des risques», selon ses responsables.