Les responsables sont sur les dents, les quelque 400 représentants des médias internationaux spécialisés s’impatientent, les photographes ne tiennent plus en place. Ces derniers attendent l’ouverture des portes de la grande salle pour courir «squatter» des positions de choix. La Cité du cinéma à Paris (projet ambitieux du grand réalisateur/producteur français Luc Besson) était en ébullition en cet après-midi du 2 février. Et il faut le reconnaître, l’événement est de taille.
Après la fuite de quelques bribes d’informations, orchestrée par le constructeur tout au long de la semaine dernière (teasing, nom du produit, photo), Renault s’apprête à révéler, en première mondiale, le nouveau Kadjar, son premier crossover du segment C. Un segment en plein essor et très convoité. Dans la grande salle, où des écrans géants décorent les murs, le suspens est à son paroxysme. Il est 16 h tapante : go.
Le soleil se lève dans les écrans et de belles images d’aventure et d’évasion dans une succession effrénée envahissent la salle. La bande-son est simplement magique. Le moment est à l’émotion. Carlos Ghosn, PDG de Renault, fait son apparition. «Je suis très heureux de vous révéler le Kadjar. J’espère que vous avez apprécié ces images qui donnent une idée sur l’univers de ce nouveau produit», lance-t-il d’emblée.
Nouvelle offensive du losange
Fort du succès de Captur, qui s’est placé en tête des ventes des crossovers du segment B en Europe avec un peu plus de 178.000 immatriculations en 2014, Renault confirme le dynamisme de son plan produit avec Kadjar. À la croisée des mondes du SUV, de la berline et du break, ce dernier dynamise les codes établis en apportant une proposition innovante et attractive sur le marché des crossovers. Il se distingue par un design extérieur fluide et athlétique et bénéficie d’un intérieur à la fois sportif et raffiné, grâce à la qualité des matériaux et des finitions. Disponible en 4x4 et en 4x2, le nouveau véhicule invite à l’évasion tout en étant maniable en ville grâce à son gabarit compact (4,45 mètres de longueur et 1,84 mètre de largeur). Il est également doté d’équipements modernes et offre connectivité, avec R-Link 2, et sérénité, grâce aux dernières aides à la conduite.
Selon Ghosn, Kadjar vient soutenir les ambitions de Renault à l’international avec une commercialisation dans un premier temps en Europe et dans de nombreux pays d’Afrique et du bassin méditerranéen, puis en Chine. En 2014, près d’un véhicule sur cinq vendu dans le monde était un crossover, avec une part de marché de 23% en Europe et de 26% en Chine. «Ce segment représente une véritable porte d’entrée pour les principaux marchés d’expansion visés par le groupe», indique le patron du constructeur au losange, qui explique que Kadjar, premier véhicule Renault fabriqué en Chine, sera le fer de lance de l’offensive du groupe dans la terre du Milieu.
«La Chine, qui enregistrait 600.000 ventes de voitures en 1999, est désormais le premier marché mondial avec plus de 22 millions d’unités vendues en 2014. C’est une grande opportunité pour nous», souligne Ghosn. Renault Kadjar sera présenté au public lors du 85e Salon international de l’automobile de Genève dès le 5 mars prochain. Sa commercialisation est prévue au début de l’été 2015 en Europe et dans de nombreux pays d’Afrique et du bassin méditerranéen. Il arrivera sur le marché marocain fin 2015.
