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Vendredi 24 Avril 2026
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Des opérations de greffe sauvent la vie de trois patients

Le milieu médical vient de réaliser avec succès trois nouvelles greffes. Le foie et les reins du donneur en état de mort encéphalique ont pu servir à sauver la vie de trois malades au niveau des CHU de Casablanca et Rabat.

Des opérations de greffe sauvent la vie de trois patients
L'intervention médicale réalisée au CHU Ibn Sina de Rabat a été une première.

Une équipe médicale vient de réaliser avec succès trois opérations de greffes. Elle a en effet pu extraire un foie et deux reins à partir d'un donneur en état de mort encéphalique. Ces organes ont ainsi pu profiter à trois patients au niveau des CHU Ibn Sina de Rabat et Ibn Rochd de Casablanca. «L'opération de greffe de foie, la quatrième du genre réalisée au sein de l'hôpital de Rabat, a profité à une patiente de 48 ans originaire de Casablanca», a déclaré à la MAP le directeur du CHU Ibn Sina (CHIS), le professeur Abdelkader Errougani, notant que la patiente se trouvait actuellement au service de réanimation et que son état était stable. À noter que l'opération de greffe de foie est parmi les interventions les plus complexes et les plus longues de chirurgie viscérale, en termes d'équipement et de préparation, vu que le processus passe par deux étapes, à savoir l'explantation du foie et sa greffe dans un délai imparti très strict ne devant pas dépasser les 10 heures.

S'agissant des deux reins, le premier a pu être greffé sur un patient quinquagénaire venant de Salé, tandis que le second a pu bénéficier à un autre patient au niveau du Centre hospitalier universitaire Ibn Rochd de Casablanca. Grâce à ce généreux donneur, trois vies ont donc pu être sauvées, d'où l'importance de sensibiliser la population au don et à la greffe. Surtout quand on sait qu'en onze ans, seules 800 personnes se sont inscrites sur les registres de dons d’organes après décès. Ces données sont très en deçà des besoins réels. Pourtant le don d'organes est un geste de solidarité humaine et sociale et de grande générosité. Cela dit, bien que nous sachions que nous serons amenés à subir des pertes au cours de notre existence, lorsqu'elles surviennent, les réactions peuvent être intenses et imprévisibles.

À ce sujet, le CHIS rappelle que «les prélèvements à but thérapeutique sont autorisés par l’Islam dans le but de restaurer la fonction régulière de l’organe ou du tissu défaillant». Il faut aussi garder à l'esprit que la douleur suite à la perte d'un être cher s'estompe au fil du temps et que les souvenirs prennent de plus en plus de place. Malgré la situation difficile, de nombreuses familles ayant consenti au don d'organes affirment que ce geste leur a procuré un peu de réconfort et de soulagement.

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