Du Canada au Mali, des collectivités font avancer la cause du climat. Elles ont présenté leurs initiatives lors du «Sommet climat et territoires» qui s’est achevé jeudi à Lyon (France). «L'action pour le climat est toujours venue des régions», explique à l'AFP le Premier ministre travailliste d'Australie méridionale, Jay Weatherill. L'élu énumère les leviers dont les collectivités disposent là-bas : services publics de l'énergie, transports, urbanisme... L'État de Californie prévoit de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 40% d'ici 2030. La septième économie mondiale veut d'ici 2030 arriver à 50% d'électricité renouvelable.
Au Mali, chaque année la sécheresse semble gagner du terrain, raconte le président de la région de Tombouctou, qui a dû multiplier les mesures d'adaptation, comme changer de semences ou encore passer d'un élevage extensif à intensif. Aujourd'hui, une centrale solaire est à l'étude. «Mais si nous nous adaptons et que rien ne change (pour le climat), nous devrons éternellement nous adapter !» relève-t-il. «Bientôt, nous n'aurons plus de territoires (cultivables), c'est d'ailleurs ce qui augmente la pression à émigrer. Au-delà des financements, les pays du Nord doivent stabiliser le climat !» Au Québec, la pierre angulaire, c'est le marché du carbone, imposé en 2013 aux industries, et lié au Californien en 2014. Sept ventes aux enchères de crédits carbone ont aussi rapporté 550 millions de dollars canadiens, à réinvestir dans des programmes verts.
