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Mercredi 03 Juin 2026
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Place au coaching systémique

Répondant à une évolution des comportements, l’approche systémique dans le coaching a fait son entrée au Maroc. Elle représente la capacité d’appréhender l’individu dans son interaction avec son environnement. En entreprise, par exemple, les personnes évoluent dans un système relationnel complexe et développent des réactions parfois imprévisibles, le rôle du coach est alors d’accompagner le coaché vers une appréhension profonde de ce système afin d’acquérir les outils adaptés à la complexité des relations humaines. Le point avec Mouhcine Ayouche, Professionnal Certified Coach par l’International Coach Federation et fondateur associé de bmh Coach.

Place au coaching systémique

Éco Conseil : Que signifie d’abord le coaching systémique et en quoi est-il différent du coaching «traditionnel» ?
Mouhcine Ayouche : C’est une appellation de distinction par rapport à d’autres approches possibles. Et elles sont nombreuses. L’être humain est par définition un être d’interactions systémiques.
Dès sa naissance, il baigne dans le système familial puis ne cesse de faire partie de différents systèmes. Robinson Crusoé ou Hay Ibnou Yakdan ou encore Moogly du livre de la jungle sont des créatures de fiction.
On ne peut donc appréhender l’être humain que dans son système. Ceci est valable même quand la personne vient en coaching de sa propre initiative, qu’elle le prend en charge toute seule pour travailler sur des questions d’ordre personnel. Son système est toujours là. L’approche systémique en coaching est cette aptitude à appréhender la personne de manière holistique et d’analyser avec elle les interactions avec son système sachant que tout en impactant ce système elle est elle-même impactée par lui puisqu’elle en fait partie.

Quelles sont les compétences nécessaires pour intégrer la systémique dans le coaching ?
Il faut tout d’abord être formé aux approches systémiques, la plus fameuse entre toutes, reste celle que l’on nomme l’école de Palo Alto. Il faut ensuite être soi-même familier des systèmes avec un back-ground de travail en organisations. Mais à mon sens, la compétence première reste celle de la clarification de la relation du coach au système.
Que ce soit au niveau du contrat d’affaire ou à celui du contrat relationnel. Aucune ambigüité ne doit subsister. Le coach n’est pas le commanditaire du chef de l’entreprise (du système) pour faire passer des messages ou une politique ou des décisions à l’insu ou malgré la volonté et les intérêts des membres de l’équipe. Il est une ressource pour l’équipe dans son ensemble sur son chemin de développement et est en alliance avec elle. En ce sens, il doit se prémunir des jeux et relations de pouvoir au sein du système tout en en tenant compte.

Est-il facile pour un coach de mener à bien son observation dans un système complexe ?
Nous avons l’habitude dans nos enseignements et formations de coachs de répéter cette maxime : «Il n’est de difficulté que chez le coach». Ce qui revient à dire que la «complexité» ou la «simplicité» du système concerné n’y est pour rien. Si le coach reste aligné, qu’il travaille en toute ouverture hors toutes espèces d’enjeux secrets ou non dits et s’il garde l’humilité nécessaire à toute démarche d’accompagnement de l’humain, il n’y a pas de raison de vivre de telles difficultés. Bien entendu, il faut disposer d’outils fiables professionnellement en matière de diagnostic et d’animation des équipes. Bref, il faut être et rester tout le temps un coach professionnel et éthique. 

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