«La célébration annuelle de la Journée mondiale de l'environnement constitue une occasion idoine pour ancrer les bases de la croissance verte, sachant que l'avenir de l'Homme est tributaire d'une économie durable et responsable pour faire perdurer l'environnement pour les générations futures», a souligné l'économiste marocain, Idriss El Abbass, dans un entretien accordé à la MAP. «Il faut garantir une relation serrée entre l'économie et l'environnement et préserver des interactions qui vont dans les deux sens», a expliqué l'universitaire, notant l'impératif d'assoir un terrain fertile pour une économie verte qui ne pourrait qu'améliorer davantage le bien-être humain, l'équité sociale tout en réduisant de manière significative les risques environnementaux.
Les engagements climatiques du Maroc
Le Maroc s'est engagé à réduire ses émissions de gaz à effet de serre cumulée de 401 millions de tonnes (MT) éq-CO2 sur la période 2020-2030, ce qui nécessite un investissement de 45 milliards de dollars d'ici 2030, dont un montant de 35 milliards de dollars sera sollicité au niveau de l'aide internationale.
Il s'inscrit dans le cadre des préparatifs pour la participation du Royaume à la Conférence des parties de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques COP21, prévue à Paris en décembre 2015. La Journée mondiale de l'environnement a été promulguée par le Programme des Nations unies pour l'environnement. Elle est célébrée depuis de nombreuses années et soulève régulièrement les questions essentielles de la protection de l'environnement et ses conséquences sur la qualité de vie des populations et la survie de notre planète. Le PNUD a, ainsi, établi une liste de points noirs sur lesquels un effort important doit être entrepris de toute urgence, concernant notamment la lutte contre la destruction de la couche d'ozone, la lutte contre la déforestation, la préservation de la qualité des réserves d'eau et la lutte contre la désertification et la sécheresse.
