Une délégation de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), conduite par sa présidente Miriem Bensalah-Chaqroun, a été reçue en audience le 20 novembre par le Souverain espagnol, Felipe VI d'Espagne, au palais de la Zarzuela à Madrid. Elle avait pris part plus tôt dans la journée à une rencontre de présentation du Conseil économique Maroc-Espagne (CEME), organisée en partenariat avec la Confédération espagnole des organisations entrepreneuriales (CEOE). Rappel : la convention de création de ce conseil économique bilatéral avait été signée par la CGEM et la CEOE en 2013 devant S.M. le Roi Mohammed VI et le Roi Juan Carlos 1er d'Espagne.
Pour le président de la CEOE, Juan Rosell, l'Espagne et le Maroc doivent revigorer leur collaboration dans tous les secteurs d'activité où il existe un fort potentiel de développement. «La coopération dans les secteurs de l'industrie, des services et de l'énergie est fondamentale pour l'avenir des deux pays, ainsi que pour celui de l'Europe et de l'Afrique», affirme le patron des patrons espagnols, cité par la MAP. Miriem Bensalah-Chaqroun a indiqué, pour sa part, que les entrepreneurs marocains et espagnols ont besoin de co-investir dans les régions d'avenir et les métiers de demain, d'autant plus que la conjoncture économique est favorable. «Nous devons nous positionner ensemble pour multiplier les initiatives créatrices de richesses et d'emplois pérennes», a-t-elle expliqué lors de la cérémonie de présentation du CEME.
Pour Bensalah, le Maroc peut être une base solide pour les investissements étrangers espagnols qui ne demandent qu'à être fructifiés pour servir à la fois les marchés du Nord et du Sud. «L'Afrique connaîtra le plus fort taux de croissance sur les 10 prochaines années, et si nous Marocains et Espagnols ne sommes pas au service de cette croissance, d'autres pays le feront et le font déjà», insiste-t-elle.
Selon la présidente de la CGEM, les opérateurs espagnols peuvent compter sur un partenaire sérieux ayant une expérience sur le continent africain. «Nous avons édifié le 2e réseau bancaire et assurance d'Afrique et nous y construisons des réseaux électriques et de télécoms. Nous bâtissons des logements, des routes et des ponts et nous assistons les gouvernements dans leur politique économique. Votre expertise dans plusieurs domaines et votre apport technologique pointu peuvent accroître cette dynamique», assure
Bensalah.
