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Une note de cadrage du Chef du gouvernement fixe les orientations

La réforme de la justice, la réforme des caisses de retraite, la mise en œuvre de la régionalisation et l’organisation des élections communales sont parmi les principaux chantiers cités dans la Note de cadrage du PLF 2016.

Une note de cadrage du Chef du gouvernement fixe les orientations

La Note de cadrage pour la préparation du Projet de loi de Finances 2016 est tombée hier. Très attendue, cette note fixe les priorités du Budget 2016. Datée du 6 août 2015, la lettre de cadrage a été adressée par le Chef du gouvernement à ses ministres et contient quatre axes prioritaires. Il s’agit de l’opérationnalisation de la régionalisation et l’accélération du rythme des grandes réformes structurelles, la mise en œuvre de la réforme de la loi organique des Finances et le maintien des équilibres macro-économiques, la réduction des inégalités sociales, ainsi que le soutien de la demande, le renforcement de l’offre pour une croissance économique équilibrée. Ces quatre axes ont été détaillés dans la Note de cadrage de Abdelilah Benkirane sur une quinzaine de pages. On y évoque ainsi le renforcement des investissements publics en 2016, en privilégiant davantage les partenariats public-privé (PPP), la révision de la Charte des investissements et la mise en application des textes organiques de la région.

La mise en œuvre des quatre axes de la Note de cadrage du PLF 2016 doit toutefois tenir compte de certaines «contraintes budgétaires», rappelle le Chef de gouvernement dans sa circulaire. Il s’agit, en effet, des chantiers de la réforme de la justice, de la réforme des caisses de retraite, de la mise en œuvre de la régionalisation, l’organisation des élections communales et régionales et de la réforme du crédit TVA.

Des chantiers qui seront lancés ou poursuivis l’année prochaine. Mais le Chef du gouvernement reste optimiste. Il rappelle notamment les principaux indicateurs économiques qui sont au vert, au terme des six premiers mois de l’année en cours, qui confortent le gouvernement dans ses décisions. Il s’agit notamment du taux de croissance de 5% de l’économie nationale à fin 2015, grâce à une bonne campagne agricole (115 millions de quintaux de céréales) et la croissance de l’activité industrielle de 1,4% au terme du premier semestre 2015. Le déficit commercial s’est aussi amélioré (réduit à 24,3 milliards de DH, 24%) à fin juin, ainsi que les transferts de Marocains résidant à l'étranger (en croissance de 5%) et les investissements directs étrangers (19,9%, à 16,9 milliards de DH). L’ensemble de ces éléments, malgré la baisse de 6,6% des recettes touristiques, a permis d’améliorer nos réserves en devises, évaluées à 198 milliards de DH, soit l’équivalent de 6 mois d’importations de biens d’équipements et de services. Dans sa note de cadrage, le Chef du gouvernement annonce un déficit du budget limité à 4,3% du PIB à fin 2015 (tel que prévu par la loi de Finances 2015). 

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