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Mardi 18 Juin 2024
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Belle moisson pour le Forum Afrique Développement

Jamais le Forum n'aura connu pareil engouement : 4.186 inscrits, dont 2.400 opérateurs économiques, en provenance de 29 pays, essentiellement d’Afrique, et près de 5.000 rendez-vous d’affaires enregistrés. L’agro-industrie, le BTP, le commerce et distribution auront été les secteurs d’activité les plus sollicités pour cette 4e édition qui s'est achevée vendredi à Casablanca.

Belle moisson pour le Forum Afrique Développement
Les recommandations issues des débats feront l’objet d’une restitution «exhaustive» dans le Livre blanc annuel du Forum, à destination des communautés d’affaires et des décideurs publics. Ph. Seddik

Exceptionnel. Le Forum International Afrique Développement a battu tous ses records à l’occasion de sa 4e édition tenue les 25 et 26 février à Casablanca. Jamais il n'aura connu pareil engouement : 4.186 inscrits pour assister aux débats et aux rencontres d’affaires, dont 2.400 opérateurs économiques, en provenance de 29 pays, essentiellement d’Afrique. Un chiffre qui dépasse allègrement toutes les éditions précédentes. Un vrai satisfecit pour les organisateurs. «D’année en année, notre Forum bat des records d’affluence et suscite l’intérêt de tous les opérateurs économiques africains, bien au-delà des pays de présence du groupe Attijariwafa bank. Cela témoigne de la pertinence de notre démarche et renforce notre détermination pour intensifier nos efforts en vue de favoriser les opportunités d’affaires Sud-Sud», a déclaré Mohamed El Kettani. Le président-directeur général du groupe Attijariwafa bank s’exprimait le 26 février à l’occasion de la cérémonie de clôture de cette grand-messe de promotion de la coopération Sud-Sud organisée par le groupe bancaire en collaboration avec Maroc Export. Et ce n’est pas tout. Près de 5.000 rendez-vous d’affaires (exactement 4.800 B2B) ont eu lieu sur les deux jours. «Performance inédite dans l’histoire de notre jeune Forum... Je ne doute pas que les rencontres intenses menées tout au long de ces deux journées donneront lieu à de multiples projets de développement et de coopération multiformes : commerciaux, investissements, joint-ventures», s’est félicité Mohamed El Kettani.

Selon une déclaration des organisateurs au «Matin Eco», les secteurs d’activité les plus sollicités lors de ces rencontres d’affaires sont l’agro-industrie et le BTP Génie civile, suivis du commerce et distribution. Par pays, le Maroc pointe en tête, devant le Cameroun, le Sénégal et la Tunisie.

De l’avis de différents participants, le Forum a pu offrir plus de visibilité sur le monde des affaires en Afrique, de répertorier les projets d’investissement les plus porteurs sur le continent tout en suscitant la réflexion et le débat sur des thématiques liées au développement global de l'Afrique, et à l’agriculture, l’électricité et l’entrepreneuriat, en particulier. Selon Mohamed El Kettani, le Marché de l’investissement a connu lui aussi une grande dynamique permettant de donner une meilleure visibilité aux grands projets publics de 7 pays (Congo-Brazzaville, Côte d’Ivoire, Gabon, Togo, Sénégal, Tunisie et Kenya) et de mettre en relation les investisseurs et les pouvoirs publics porteurs de ces projets.

Selon lui, l’intégration Sud-Sud ne se décrète pas. Elle se construit tous les jours sur le terrain avec les opérateurs économiques. «Notre démarche procède ainsi d’une conviction partagée et s’inscrit dans la durée. Et c'est afin de pérenniser les acquis de notre forum désormais annuel, que nous avons pris l’initiative de créer le Club Afrique Développement, votre club, pour vous accompagner tout au long de l’année dans la découverte de nouveaux territoires d’investissement, faciliter les mises en relation et susciter des projets gagnants», a souligné le patron du groupe bancaire marocain. La directrice générale de Maroc Export, Zahra Maâfiri, se réjouit également du franc succès de cette édition. C’était pour elle une occasion de lancer un appel pour plus de confiance dans les capacités africaines et de partenariat intra-régional. «Vu le potentiel qu’elle a en terres arables, l’Afrique doit nourrir l’Afrique et peut même nourrir le monde», soutient Maâfiri. Le continent a également les moyens pour éclairer tous les pays qu'il abrite. Une conviction partagée par Mustapha Bakkoury, président du directoire de Masen et de la région Casablanca-Settat.

Deux jours donc de partage et de business. Les recommandations issues des débats feront l’objet d’une restitution «exhaustive» dans le Livre blanc annuel du Forum, à destination des communautés d’affaires et des décideurs publics. 

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