Comment tirer des bénéfices monétaires d’un écosystème sans porter atteinte à sa richesse en biodiversité. Telle pourrait être la définition du principe sur lequel repose le concept du «Paiement des services écosystémiques», objet du forum d’Agadir, les 21 et 22 mars. Le Maroc, dépositaire universel de l’arganier, a choisi l’arganeraie comme milieu naturel à partir duquel ce modèle sera étendu à d’autres écosystèmes naturels, démarche novatrice faisant des émules un peu partout dans le monde. À travers des projets pilotes, ce programme, lancé en 2014 et doté de 2 millions de dollars, a pour objectif de préserver l’écosystème de l’arganier dont 14% des 800.000 hectares sont vulnérables au changement climatique et 41% présentent un indice de sensibilité moyen à la désertification.
De plus, et selon les chiffres officiels, 13% de la population locale (3,5 millions d’âmes) vivent en dessous du seuil de pauvreté (9% au niveau national) «L’un des objectifs est d’intégrer la notion des paiements des services écosystémiques à l’ensemble des projets lancés au Maroc, de la même manière que le changement climatique est devenu incontournable dans les politiques nationales de développement», a déclaré Yassir Abdellaoui, assistant resident representative programm au Programme des Nations unies pour le développement, porteur du projet avec le ministère de l’Agriculture et le Fonds pour l'environnement mondial. Ce projet arrivera à terme en 2019.
