A quelque mois seulement des prochaines législatives, les partis politiques de «l'opposition modérée» font cause commune. Ils se mobilisent pour un amendement des lois électorales garantissant un accès juste et équitable de l'ensemble des formations politiques aux prochaines échéances. Réunis, dimanche dernier à Rabat, les secrétaires généraux de ces partis, douze au total, ont réaffirmé leur rejet de toute tentative d'imposition d'un seuil électoral. Selon eux, «le seuil reste une mesure à même de faire obstacle aux forces politiques sérieuses et émergentes».
Visiblement déterminés à poursuivre leur lutte pour l'instauration des fondements de «l'égalité des chances» entre les acteurs politiques, les partis de l’opposition modérée ont appelé les parlementaires à assumer leur responsabilité lors de la discussion des lois électorales et à servir les intérêts supérieurs de la patrie et des citoyens.
Composée du Parti de l'unité et de la démocratie (PUD), le Parti de la réforme et du développement (PRD), le Parti de la société démocratique (PSD), le Parti du renouveau et de l'équité (PRE), le Parti démocratique et de l'indépendance (PDI), le Parti du centre social (PCS), le Parti de la liberté et de la justice sociale (PLJS), le Parti de la renaissance et de la vertu (PRV), le Parti démocrate national (PDN), le Parti de l'espoir (PE), le Parti Al Ahdadimocrati (PAD) et le Parti des Néo-Démocrates, cette coalition partisane a critiqué par ailleurs l’injustice caractérisant les subventions étatiques accordées aux partis politiques. Elle a appelé à cet égard à la «mise en place d'une vraie égalité» dans les soutiens financiers apportés à l'ensemble des partis politiques prenant part aux différentes échéances électorales. Dans ce sens, les responsables des douze formations politiques ont exhorté le gouvernement à imposer un audit financier aux partis politiques avant le début de la campagne électorale. Selon eux, cette mesure serait suivie de la signature par chaque parti d'une déclaration relative à son état financier, document qui servirait de plateforme pour la reddition des comptes relatifs aux dépenses électorales. Dénonçant la «marginalisation» dont ils sont victimes dans les médias publics, ces partis ont adressé un appel au ministère de la Communication ainsi qu'à la Haute Autorité de la communication audiovisuelle (HACA) réclamant une révision des lois relatives à la répartition des quotas entre l'ensemble des acteurs politiques notamment dans les émissions de débats politiques.
