Bonne nouvelle pour les artisans de la région de Fès-Meknès. Le département de l’Artisanat planche sur un label spécifique aux produits de cette région. Les services de Fatema Marouane ont lancé un appel d’offres pour se faire assister techniquement dans le processus d’élaboration et de mise en œuvre de ce label. Pour le ministère, la région de Fès-Meknès revêt une importance particulière dans la dynamique nationale de développement du secteur de l’artisanat. La preuve, elle vaut son pesant d’or dans le chiffre d’affaires réalisé par le secteur à l’échelle nationale. «L’artisanat a toujours été présent comme composante authentique de la région qui possède une tradition artisanale variée et très ancienne et comporte des savoir-faire qui méritent d’être valorisés», fait valoir le ministère. C’est dans ce sens qu’il affirme avoir lancé l’appel d’offres pour l’élaboration et la mise en œuvre de ce label.
Son objectif : protéger le patrimoine des produits de l’artisanat de la région et promouvoir la qualité de ces produits par la reconnaissance des spécificités de leurs origines géographiques et du savoir-faire des artisans. L’assistance technique, objet de l’appel d’offres, se déroulera en deux phases : l’élaboration du règlement d’usage du label de l’artisanat de la région et la certification des unités de production. Concrètement, dans la première phase, le conseiller potentiel devra proposer un règlement d’usage de la marque collective de certification.
Il se basera sur les résultats du plan de développement régional spécifique à Fès-Meknès et sur les règlements d’usage des autres labels élaborés par le ministère notamment les labels régionaux de Marrakech-Safi et Souss-Massa. Il s’agit aussi de compléter les informations manquantes par des entretiens avec les cellules territoriales de labellisation de la région et des enquêtes terrain avec les professionnels.
50 unités à certifier
Selon le cahier des prescriptions spéciales accompagnant l’appel d’offres, le règlement devra contenir le logo et la charte graphique du label, la délimitation de l’aire géographique concernée et les caractéristiques historiques et artistiques des produits des filières de la région. À cela s’ajoute la description des produits et leurs méthodes d’obtention et les spécifications techniques et critères de qualité par filière. La deuxième phase consistera en un travail opérationnel devant permettre à des unités de production de l’artisanat dans la région de bénéficier du droit d’usage du label. Il s’agit, en effet, de sensibiliser les cellules territoriales de labellisation et les agences de l’artisanat sur les différentes modalités de la mise en œuvre du label.
Le consultant procédera par la suite à la sélection de 50 unités qui seront auditées conformément au règlement d’usage du label. «La sélection de ces unités doit faire l’objet d’une procédure à proposer par le consultant contenant une grille d’évaluation pour permettre de sélectionner parmi les demandes les 50 meilleures unités», précise le département de l’Artisanat. Par unité de production, le ministère entend un mono-artisan, une coopérative ou une PME. Le consultant aura à réaliser par ailleurs des audits de conformité au profit des unités sélectionnées. Il devra préparer pour chaque unité un dossier d’audit complet avec notamment les constats et recommandations pour l’amélioration et l’évolution de chaque unité. Le tout devrait aboutir à la préparation des certificats pour les bénéficiaires et la mise en place d’un modèle d’étiquettes à fournir aux unités de production certifiées pour l’étiquetage des produits certifiés.
