Le Matin : Quel programme prévoyez-vous pour la prochaine année universitaire ?
Mohamed Aziz Lahlou : Dans le contexte général de la dynamique des transformations socio-économiques que connaît notre pays, l’Université Privée de Fès se positionne comme un vecteur principal de développement contribuant à la réussite des grands programmes structurants du Maroc. Ces derniers engendrent des besoins en termes de formation de ressources humaines compétentes et de développement d’une recherche scientifique en adéquation avec la demande. Dans ce cadre, l’UPF a développé son offre de formation par des filières novatrices et originales d’excellence à finalité métiers comme le Génie civil, le Génie de l’automatisme et de l’automatique, le Génie informatique, les métiers du Bâtiment, de l’Architecture d’intérieur et du Design, de l’Urbanisme, le Management, le Marketing, le Contrôle, Comptabilité et Audit, la Logistique et le Transport, etc.
Concrètement, nous nous attachons à ce que notre offre de formation soit interactive avec son environnement, à l’instar de la nouvelle filière «Génie informatique» mise en place en septembre 2016, croisant plusieurs spécialités, «l’Internet des objets», «les Big Data», «le Cloud Computing», «la Sécurité des systèmes d’information», et les nouvelles filières «Génie des énergies renouvelables et Systèmes énergétiques» et «Droit notarial», qui seront opérationnelles dès la prochaine rentrée universitaire.
Par ailleurs, l’Université Privée de Fès entend consolider son statut d’université de recherche et d’innovation résolument tournée vers l’avenir et ouverte sur le monde. Ainsi, nous comptons promouvoir le rayonnement et le positionnement de notre université en maintenant notre production scientifique à un niveau honorable, mais aussi par une recherche utile contribuant à la résolution de problématiques telles que le développement durable, l’économie d’énergie, la saine gouvernance, la mutation des marchés et des organisations, etc.
Signalons enfin que l’UPF étant un lieu de savoir, de vie, d’échanges, d’animation et d’intégration, elle organisera, comme à l’accoutumée, une série de conférences et de manifestations scientifiques et culturelles tout au long de l’année universitaire 2017-2018, dont le programme détaillé sera dévoilé incessamment. À ce titre, signalons l’organisation au sein de l’UPF, les 6 et 7 décembre 2017, du Congrès international sur les Bâtiments et villes durables «BVD’2017».

Quelles actions comptez-vous mener pour booster la qualité de l’enseignement supérieur privé ?
Les exigences d’un enseignement supérieur de qualité signifient que, désormais, les universités sont appelées à faire face à des pressions similaires à celles que subit le secteur économique depuis plusieurs années. En effet, l’assurance qualité se matérialise par la mise en place d’un système d’évaluation interne et externe efficient comprenant la détermination des objectifs de formation ainsi que l’adéquation des moyens mis en œuvre pour les atteindre. Au sein de l’UPF, nous avons engagé, au cours des deux dernières années, une dynamique de qualité à tous les niveaux qui a généré des actions d’amélioration continues, notamment par l’instauration de la culture du suivi et de l’évaluation visant périodiquement toutes les procédures de fonctionnement : programmes académiques, gestion des finances, vie estudiantine, recherche scientifique, gouvernance, etc.
Cette démarche qualité, qui a fait évoluer l’Université Privée de Fès vers une plus grande intégration dans son environnement régional et national et qui a élargi son ouverture vers l’international, est basée sur des principes fondamentaux tels que le diagnostic, la planification, la responsabilisation, le savoir-faire, l’action, la valorisation, l’amélioration continue des performances, la culture de l’appartenance, la culture de l’excellence, l’information et la communication ainsi que l’évaluation interne et externe.

Qu’en est-il de vos méthodes d’enseignement ? Quelles sont les innovations qui y sont apportées ?
L’UPF, tournée vers l’avenir, est tenue de s’adapter à la société moderne de la connaissance, de développer le multilinguisme et la culture de l’entrepreneuriat, et de veiller à une formation de haut niveau adaptée aux besoins et aux connaissances d’un monde en évolution permanente. Cette vision étant tributaire de l’actualisation des contenus et des méthodes de formation par la création d’une dynamique d’adaptation de la formation universitaire à l’évolution rapide du contexte social et économique.
Ainsi, nous tenons tout d’abord à ce que nos programmes d’enseignement, de recherche et de formation continue soient conçus en tenant compte du rôle à jouer par l’université dans l’accompagnement à la fois des différentes stratégies de développement du pays et des efforts des différents agents économiques nationaux et régionaux. Au niveau de la conception, nous nous référons à un benchmarking des disciplines tout en précisant les compétences à acquérir au cours et au terme de chaque formation. Ensuite, nous développons nos méthodes d’enseignement, sous leurs aspects à la fois pédagogique et didactique, en ayant recours aux techniques et aux outils les plus modernes et les plus performants.
La mise en œuvre de ces actions s’appuie sur des ressources humaines de qualité que nous accompagnons par des programmes de formation adaptés qui touchent aux aspects de la maîtrise de la pédagogie et aux diverses formes de la communication, des activités d’apprentissage et de l’évaluation, etc. Nous veillons aussi sur la complémentarité constructive entre nos propres ressources en encadrement pédagogique et les praticiens des secteurs concernés qui mettent à contribution leurs savoirs et expertises au service de l’UPF.