Le Matin : Vous êtes leader sur le marché de financement immobilier. Comment arrivez-vous à maintenir ce leadership  ?
Nour Eddine Charkani El Hassani : C’est le fruit du travail constant de nos collaboratrices et collaborateurs. Ils s’engagent chaque jour pour satisfaire nos clients, qu’ils soient acquéreurs ou promoteurs immobiliers. La réponse que nous apportons aux attentes de nos clients est primordiale dans un marché du crédit immobilier très concurrentiel. Nous sommes engagés depuis quelques années dans une politique de qualité ambitieuse, un système de management total de la qualité. Wafa Immobilier est aujourd’hui la première société de financement certifiée Iso 9001 V 2015. Nous avons reçu plusieurs distinctions internationales. La dernière, le Prix «ESQR’S Quality Choice Prize 2016» catégorie «Diamant» qui nous a été décernée à Berlin en décembre 2016. Avec des processus de gestion exigeants, Wafa Immobilier répond aux attentes de ses clients qu’elle recrute par son très fort dynamisme commercial. Nous disposons d’un réseau de 56 agences en propre sur tout le territoire. Nous organisons régulièrement des animations commerciales et nous sommes présents sur le terrain avec des caravanes de vente. Notre présence est constatée un peu partout au Maroc à travers nos bureaux de représentation installés à l’intérieur même chez les grands projets immobiliers afin d’assurer l’accueil, le conseil et le suivi des dossiers de notre clientèle. Notre clientèle bénéficie de la mobilisation des spécialistes, dont les compétences et la qualité de service assurent une pleine réussite à ses projets immobiliers. Nous sommes présents également sur internet avec une offre digitale dédiée. C’est cette exigence et ce dynamisme qui font que nous sommes toujours leaders de notre secteur.

Quelle est votre lecture de la situation du marché immobilier marocain  ?
Le marché immobilier est entré dans une phase de rééquilibrage, après les années fastes entre 2004 et 2009. C’est un long chemin pour parvenir à un nouvel équilibre entre les attentes des ménages, qui se sont précisées et affermies, et l’offre des promoteurs immobiliers, qui s’est professionnalisée. La période où tout se vendait est révolue depuis longtemps. Aujourd’hui, les promoteurs étudient leurs projets avec précision et les ménages raisonnent leurs acquisitions. Le moyen standing, qui était délaissé pour le dispositif du logement social ou le haut standing, est un segment qui suscite aujourd'hui l’intérêt de tous les promoteurs, parce qu’il correspond davantage à la demande des ménages marocains. L’offre des promoteurs s’adapte mieux à la demande. Cela est très sain pour le long terme, dans un pays où le potentiel reste très important pour le secteur immobilier. Je ne suis pas inquiet. Le secteur va nécessairement repartir. Nous devons être patients. Les stocks accumulés de logements à vendre étaient importants dans certaines régions (Fès, Tanger, Marrakech...). Il faut un peu de temps pour les résorber.

Comment arrivez-vous à maintenir l’équilibre des taux de crédits que vous proposez dans une conjoncture fluctuante ?
La conjoncture en matière immobilière n’est pas si fluctuante. Nous sommes sur des cycles longs, et aujourd’hui dans une phase de consolidation. En matière de taux d’intérêt, nous connaissons une baisse tendancielle depuis quelques années déjà qui profite largement aux ménages acquéreurs. S’adapter aux évolutions des marchés financiers fait partie des contraintes naturelles de notre métier : nous travaillons à mieux gérer et maîtriser le risque et nous cherchons toujours à proposer les meilleurs taux à nos clients, grâce à une solide organisation et un dynamisme commercial. Entre les deux, la qualité et la précision de notre gestion nous permettent de préserver nos équilibres fondamentaux. La structure de nos comptes est saine. Nous veillons à la qualité des clients que nous recrutons et nous suivons nos dossiers avec vigilance et prudence. Cette solidité nous permet de continuer à faire progresser notre activité. Nous venons d’ouvrir des agences à Sidi Moumen, à Mohammedia et à Fès. Nous nous développons parce que nous croyons en l’avenir du marché immobilier. Je vous le répète : les fondamentaux sont bons. Nous vivons une période d’adaptation dont nous sortirons tous plus solides.