Du changement au bureau marocain de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). La mission du représentant dans le Royaume, Michael George Hage, s’achève à la fin du mois. Après un mandat de cinq années au Maroc, Hage assumera de nouvelles fonctions en tant que coordinateur sous régional de la FAO pour l’Afrique du Nord, depuis Tunis. Le nom de son successeur n’est pas encore connu.
Michael George Hage a entamé sa mission au Maroc en août 2012. Durant son mandat, la FAO a approuvé 81 projets, dont 34 nationaux et 47 en collaboration avec d’autres pays. Dans le détail, les projets nationaux approuvés dans le cadre du premier Cadre de programmation par pays (CPP) 2013-2016 ont mobilisé 35 millions de dollars, dont les contributions des projets multi-pays. Pour le deuxième CPP 2017-2020, les ressources totales requises pour sa mise en œuvre s’élèvent à 37 millions de dollars, dont 23 millions déjà disponibles et 14 millions à mobiliser par le biais des fonds de la FAO, du gouvernement marocain et d’autres partenaires.

Concernant ses réalisations ces 5 dernières années, le bureau marocain de la FAO a pu faciliter l’adoption de l’approche de cogestion participative des bassins versants, de la cartographie d’évaluation de la dégradation des terres arides, de l’approche SFA (Sustainable Food and Agriculture) pour une vision commune et le développement durable dans les domaines de l’agriculture, des forêts et des pêches entre autres. Les projets mis en œuvre ont permis d’atteindre l’établissement des deux Codes des règles de droit sur l’agriculture et la pêche, le Projet de loi sur l’économie sociale et solidaire, le Plan de co-gestion participative du bassin versant de Oued Outat et la plateforme ARDNA d’échange d’informations, de communication et d’innovation agricole. La FAO a également contribué à la mise en place du logiciel «Yobeen» pour le suivi et l’évaluation de l’eau d’irrigation, les cartes de risques d’incendie de forêt, le système Mosaicc pour l’évaluation de l’impact du changement climatique sur l’agriculture et enfin la stratégie nationale de réduction des pertes alimentaires à l’horizon 2030 et son plan d’action budgétisé.

Lors de la COP 22, l'organisation onusienne a accompagné le Maroc notamment en mettant à disposition des contenus techniques et en co-organisant plusieurs évènements.
Pour la période 2017-2020, la durabilité de la production alimentaire, la préservation des ressources naturelles et la lutte contre le changement climatique sont au cœur du second CPP. Ce dernier établit trois domaines prioritaires de travail, à savoir le développement durable, inclusif et efficace des systèmes alimentaires et forestiers, la gestion durable et intégrée des ressources naturelles et des espaces fragiles face au changement climatique et le développement de la coopération Sud-Sud. Tout comme pour le premier CPP, le Maroc continuera à bénéficier de deux initiatives régionales de la FAO : l’initiative régionale sur la pénurie de l’eau et l’initiative régionale sur l’agriculture familiale à petite échelle.