Le groupe immobilier belge Thomas & Piron fait son come-back sur le marché marocain. Il vient d’inaugurer, en octobre 2016, le show-room de sa nouvelle résidence Louise au quartier Anfa Clubs à Casablanca. Le magasin de 180 m² propose des bureaux commerciaux, mais également un espace témoin représentant les différentes finitions du projet. Pour la réalisation de ce projet, Thomas & Piron Maroc a fait appel à l’atelier d’architecture Mohamed Kabbaj en collaboration avec le cabinet belge Assar Architects. «Tous deux ont pu apporter leur savoir-faire pour la réalisation d’un projet respectant les exigences européennes en termes d’expertise énergétique, acoustique et technique du bâtiment», affirme le groupe. Les résidences Louise ne sont que le début de l’aventure Thomas & Piron Maroc. En effet, Louis-Marie Piron, président de la holding, avait déjà rassuré sur les ambitions d'évolution du groupe au Maroc. «Nous ne sommes pas à Casablanca et plus largement au Maroc que pour réaliser un seul projet, mais bien pour inscrire l’entreprise dans la durée et devenir un acteur de référence», a-t-il déclaré. 


Thomas & Piron en chiffres

L’entreprise a été fondée en 1976 par Louis-Marie Piron et fête cette année son quarantième anniversaire. Sa filiale belge réalise chaque année entre 1.200 et 1.500 logements individuels, mais aussi des hôpitaux, des crèches, des centres commerciaux, des bâtiments industriels et des écoles en partenariat public-privé, notamment. En 2015, la holding a affiché un chiffre d’affaires de 383 millions d’euros et drainé des fonds propres de l’entreprise de près de 200 millions d’euros. 


Deux questions à Hassan Mellouki

«Nous devons composer avec les spécificités du marché marocain»

Le Matin : Comment évaluez-vous le marché marocain de l’immobilier ?
Hassan Mellouki : Le marché immobilier marocain offre de très belles perspectives d’abord pour des raisons fondamentales de manque d’habitation. Le marché marocain est par ailleurs plus «stratifié» que ce que nous voyons en Belgique, il a aussi été marqué dans un passé récent par un déficit de qualité un peu trop généralisé qui a mené à une crise de confiance du client.

Quel bilan faites-vous de votre présence au Maroc et quelles sont vos perspectives ?
Il est un peu tôt pour tirer des enseignements. Notre première impression que des opportunités existent est confortée par les échos positifs que nous recevons chaque jour sur le produit que nous proposons avec Résidences Louise. Nous devons composer avec les spécificités du marché marocain qui focalise toute notre attention surtout pour ce projet qui se veut définissant de la Marque et de la qualité Thomas et Piron.
Nous sommes toujours très attentifs aux opportunités qui se présentent à nous quand celles-ci nous mènent à penser que nous pouvons délivrer une plus-value en termes de conception et de réalisation d’un habitat urbain de qualité.