Un accord visant à promouvoir le travail décent et une «transition équitable» de la main-d’œuvre vers des économies et des sociétés durables pour tous a été signé par l’Organisation internationale du travail (OIT) et la Convention-Cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC). «Nos membres (...) sont indispensables aux efforts qui vont permettre une transition équitable de la main-d’œuvre et la création d’emplois décents dans le contexte d’une action mondiale de lutte contre le changement climatique. Ce protocole d’entente va donc contribuer à concrétiser les principes directeurs de l’OIT sur la transition équitable qui serviront de cadre à la lutte contre le changement climatique», a déclaré le directeur général de l’OIT, Guy Ryder.

Patricia Espinosa, secrétaire générale de la CCNUCC, a déclaré : «Nous sommes ravis de nouer une relation encore plus forte avec l’OIT. L’application de l’Accord de Paris et la réalisation des Objectifs de développement durable offrent la possibilité de générer davantage d’emplois de toutes sortes, de meilleure qualité, partout dans le monde. Nous entendons maximiser les opportunités à partir des priorités que nous partageons». L’OIT et la CCNUCC vont conduire des études au niveau mondial et national afin de mesurer l’impact du changement climatique et de la transition sur l’emploi dans différents secteurs. Toutefois, l'OIT prévient qu'il serait difficile de prédire quels sont les emplois appelés à disparaître, notamment en raison du fait qu’une grande partie des emplois actuels non durables peuvent simplement être transformés, notamment par l’adoption de technologies du «charbon propre».

En Afrique, où l’agriculture assure la subsistance de plus de 70% des populations et possède la plus grande quantité de terre arable non exploitée, représentant 25% des terres fertiles mondiales, la production agricole annuelle pourrait passer de 280 milliards de dollars américains à 880 milliards d’ici à 2030. «Cela ouvre à l’Afrique la perspective de se nourrir et de créer des emplois», selon la Banque africaine de développement. En France, et selon l’Institut national de la statistique et des études économiques, alors que le nombre de postes de travail salarié n’a augmenté que de 3,5% entre 2004 et 2010, dans tous les secteurs d’activités confondus, les métiers verts ont progressé de 5,6%.