Éco-Conseil : Quelle place pour le bien-être dans un contexte où les entreprises sont principalement préoccupées par leur performance économique ? Comment le bien-être peut-il être un vecteur de performance ?
Alain Bocquet : Toute entreprise vise la performance (productivité, rentabilité) et ses résultats reposent donc essentiellement sur les compétences et les connaissances de ses ressources humaines. L’entreprise doit donc placer ses collaborateurs dans un cadre de travail propice à la performance. Elle doit «penser bien-être» : environnement de travail, espace, décoration, ambiance, nourriture, hydratation, pauses, qualité de l’air… Un collaborateur qui est heureux et épanoui au travail est un collaborateur assidu et performant. Il y a un lien direct entre le «bien-être» et la performance. Sans oublier qu’un cadre propice au travail fidélise les ressources humaines.

Quelles sont les différentes mesures à prendre ou les actions à mener pour assurer le bien-être des collaborateurs ?
Les 3 règles d’or pour être en bonne santé et donc performant sont : bien s’alimenter, bien s’hydrater et bien dormir.
L’entreprise peut donc améliorer l’hygiène de vie de ses collaborateurs en proposant une nourriture saine et équilibrée, des produits bio (cafétéria) et une bonne hydratation (fontaines d’eau disponibles). L’entreprise peut améliorer le cadre de travail (mobilier, espace, plantes, qualité de l’air…), comme elle peut chercher à comprendre et à gérer le stress et l’anxiété de ses collaborateurs (utilisation des thérapies complémentaires alternatives et techniques de relaxation, méditation, aromathérapie, sophrologie, yoga…). Elle peut également mettre en place un programme de prévention, notamment des maladies cardiovasculaires (première cause de mortalité au Maroc), les facteurs de risque modifiables étant connus : diabète, hypertension, cholestérol, tabac, obésité, stress…

Qu’en est-il des plantes ?
L’utilisation des plantes en entreprise et plus particulièrement l’utilisation des huiles essentielles ou aromathérapie (et des huiles végétales leur servant d’excipient) est judicieuse et tout à fait appropriée. Car les huiles essentielles agissent à 3 niveaux : niveau physique, niveau psycho-émotionnel et niveau énergétique. Ce qui offre de multiples applications et indications. Elles sont indiquées dans les cas suivants : insomnie, migraine, stress, anxiété, angoisse, irritabilité, manque de concentration, manque de tonus, problème de mémoire, trousse de secours, immunité, vitalité… Pour chaque situation, il y a une voie d’administration adaptée (inhalation, diffusion, voie cutanée, bain aromatique, voie orale…). Les huiles essentielles accompagnent le collaborateur dans sa vie quotidienne (privée, familiale, professionnelle…).

Que préconisez-vous aux entreprises dans ce sens ?
On ne peut qu’encourager les entreprises à introduire les thérapies complémentaires alternatives telles que l’utilisation des huiles essentielles à des fins thérapeutiques, sachant que celles-ci peuvent également être utilisées en période de jeûne
(inhalation et diffusion), à condition de leur expliquer clairement ce qu’est une huile essentielle et comment l’utiliser sans risque.
Les entreprises gagneraient également à mener des campagnes de prévention des pathologies cardio-vasculaires et à sensibiliser les collaborateurs au «consommons sain, naturel et local».
Il serait utile de les encourager à adopter le régime méditerranéen, reconnu pour son alimentation saine et équilibrée. Pour conclure, je recommande de revenir aux traditions, à la nature, à nos racines…
Les huiles végétales, les huiles essentielles et les produits du terroir de qualité sont nos alliés bien-être, beauté et santé.