Salon international de l'édition et du livre à Casablanca

Le choix stratégique de l'Afrique centrale comme invitée d'honneur

,LE MATIN
07 Février 2017
Salon-international-de-ledition.jpg La conférence de presse de présentation du 23e SIEL a eu lieu lundi dernier à Rabat, en présence notamment de l'ambassadeur du Gabon, Abdu Razzaq Guy Kambogo, et du ministre de la Culture, Mohamed Amine Sbihi.

Le Salon international de l'édition et du livre (SIEL) de Casablanca revient dans sa 23e édition, du 9 au 19 février, pour célébrer l'un des supports de la culture qu'est le livre. Plus de 700 exposants de 24 pays seront présents, avec comme invitée d'honneur la Communauté économique des États de l'Afrique centrale (CEEAC), afin de renforcer les liens historiques, culturels, économiques et spirituels qui existent, depuis des millénaires, entre le Maroc et ses racines africaines.

Intervenant dans la conférence de presse présentant cet événement de taille, le ministre de la Culture, Mohamed Amine Sbihi, a assuré que le SIEL est une manifestation organisée à la mesure des grands salons internationaux. «Il représente une station culturelle distinguée, et ce vu son importance qui se cristallise dans le grand nombre de maisons d'édition qui y participent. Son impact grandissant d'année en année, drainant des milliers de visiteurs des différentes villes du Royaume, lui octroie le titre de fête culturelle populaire qui célèbre le livre dans toutes ses composantes, à travers lequel sont, également, célébrés nos auteurs, éditeurs et tous les professionnels du secteur. Nous aspirons à ce qu'il exprime honorablement la culture marocaine, son dynamisme et sa créativité, tout en mettant en relief les valeurs du dialogue, de la diversité et de la coexistence. Cette édition accueille les 11 pays de la Communauté économique des États de l'Afrique centrale (CEEAC), comme invités d'honneur, et ce pour être en corrélation avec les visites de S.M. le Roi Mohammed VI dans de nombreux pays africains. Un choix stratégique qui permet d'appuyer et raffermir nos relations avec les pays de notre continent africain», précise Amine Sbihi.

L'ambassadeur du Gabon, Abdu Razzaq Guy Kambogo, a affirmé à ce propos que le Salon du livre permet à tous les acteurs du domaine de se rencontrer, de partager et d'échanger entre eux. «C'est un véritable enrichissement du potentiel culturel qui consolide davantage la coopération Sud-Sud, renforcée avec le retour du Maroc à l'Union africaine. Cet événement constituera ainsi la première grande manifestation qui va nous réunir après ce retour pour mieux nous enrichir. Car notre diversité constitue notre richesse et notre force. L'une des composantes de cette force culturelle est le livre, qui est un support des plus efficaces autour duquel nous allons nous réunir», souligne son excellence l'ambassadeur du Gabon, qui n'a pas manqué de remercier le Maroc pour cette invitation qu'il trouve très fructueuse pour tous, terminant son allocution par une phrase très émouvante à travers laquelle il a souhaité préciser qu'il n'est pas seulement ambassadeur du Gabon au Maroc, mais aussi du Maroc au Gabon. Le ministre de la Culture, Mohamed Amine Sbihi, a, de son côté, présenté quelques-uns des nombreux objectifs du SIEL, notamment celui pour les écrivains marocains de découvrir leurs homologues des autres pays, de débattre ensemble autour de plusieurs thématiques et peut-être même de concevoir des projets d'avenir. «Nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour faciliter ces rencontres, les rendre agréables et porteuses de projets rentables».
Des volets qui font partie des aspirations du Salon qu'il souhaite concrétiser en travaillant main dans la main avec ses différents collaborateurs et partenaires, la programmation étant élaborée par une Commission représentant plusieurs institutions.

Un travail des plus acharnés est, ainsi, mené pour proposer une programmation très diversifiée satisfaisant les ambitions et les goûts des petits et des grands. En témoigne le partenaire de choix, Aziz Alami, directeur de la Foire, qui n'a pas manqué d'exprimer sa joie d'organiser ce Salon qui, selon lui, constitue la fête de la lecture et celle de la culture. Il a également relevé cette orientation africaine qui est prise par la majorité des salons. «Elle est bénéfique. Elle aura un impact positif sur les différents pays et contribuera sans aucun doute au rayonnement des économies des pays d'Afrique. Un autre point fort pour la réussite de ce Salon qui en est à sa 23e année. Mais le plus dur n'est pas d'être le premier. Il faut faire en sorte de le rester». Toujours est-il que ce salon est une importante station pour faire découvrir la culture marocaine qui est promue durant toute l'année, à travers l'organisation par le ministère de la Culture de Salons régionaux, entre autres activités pour encourager la lecture chez les enfants. «On fait ce qu'on peut dans ce sens avec les moyens dont on dispose. Mais il faut dire que c'est surtout le travail du ministère de l'Éducation qui doit former de lecteurs dès le bas âge».





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