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Mercredi 23 Septembre 2026
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Le Maroc étudie la faisabilité d'un marché carbone

Nezha El Ouafi, secrétaire d’État chargée du Développement durable, a pris part au «Dialogue de Petersberg sur le climat» lancé en 2010 par la Chancelière Angela Merkel, dans l'objectif de contribuer à faire progresser les négociations politiques à haut niveau sur le climat. Elle a fait savoir que le Maroc a initié, avec l’aide de la Banque mondiale, les études de faisabilité de la création d’un marché carbone dont les résultats seront dévoilés à la COP 23 à Bonn en novembre prochain.

Le Maroc étudie la faisabilité  d'un marché carbone
Nezha El Ouafi, secrétaire d'État chargée du Développement durable lors du Dialogue de Petersberg sur le climat de Berlin. Ph. DR

«Nous avons noté, à l’issue de l’Accord de Paris, le changement de paradigme auquel nous allions être confrontés, passer d’une logique de négociations multilatérales à une logique de mise en œuvre nationale de NDC (contribution nationale de réduction des gaz à effet de serre, ndlr)», a souligné à Berlin Nezha El Ouafi, secrétaire d'État chargée du Développement durable, lors du Dialogue de Petersberg sur le climat, les 22 et 23 mai. La secrétaire d’État a précisé que le Maroc travaille dans cette perspective sur trois axes : la mise en place d’un cadre institutionnel à travers l’adoption la stratégie nationale de développement durable, la création du centre de compétence pour le changement climatique et la mise en place d’un cadre financier.

À ce sujet, Nezha El Ouafi a fait savoir que le Maroc a lancé, avec l’aide de la Banque mondiale, les études de faisabilité de la création d’un marché carbone dont les résultats seront dévoilés à la COP 23 à Bonn en novembre prochain. «Les pays en développement doivent respecter leur engagement et le Fonds vert doit trouver un financement pérenne à hauteur des 100 milliards de dollars, ainsi que le prévoit l’Accord de Paris». Selon la Banque mondiale, le Royaume a montré un intérêt actif dans la mobilisation de financements carbone. «Le Maroc est un faible émetteur de gaz à effet de serre (GES), mais son profil d'émission évolue rapidement. Les émissions par habitant s’élèvent à environ 2,2 tonnes de CO2 par habitant. L'énergie représente la moitié des émissions nettes de GES (50,9%), suivie par l'agriculture (32,5%) et l'industrie (5,9%)», note la Banque mondiale dans document d'étude de faisabilité d'un marché carbone au Maroc.

En 2015, la Banque mondiale a estimé à 300 millions de dollars, sous forme de don, le budget nécessaire à la création d'un marché carbone au Maroc. Le marché carbone regroupe l’ensemble des mécanismes d’échanges et de transactions des crédits de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Ils consistent à attribuer un prix aux droits à émettre des GES afin d’inciter des acteurs, États ou entreprises, à réduire leurs propres émissions en échangeant entre eux des «droits à polluer». Un «quota» correspond généralement à l’autorisation d’émettre une tonne d’équivalent de CO2 et constitue un étalon communément accepté pour les échanges, selon la définition donnée par les sites Internet spécialisés. 

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