La coopération Sud-Sud est «très importante» pour la contribution à la réalisation des objectifs de l’Agenda 2030 pour le développement durable et l’implémentation des dispositions de l’Accord de Paris sur le climat. La déclaration est de la secrétaire d’État chargée du Développement durable, Nezha El Ouafi, lors d’un atelier de travail sur le renforcement de la coopération Sud-Sud pour l’action climatique et le développement durable le 26 juillet à Rabat.
El Ouafi a, par ailleurs, précisé que la coopération Sud-Sud était l’un des sujets suivis avec grand intérêt à l’occasion de la COP 22 à Marrakech, notamment lors du Sommet africain de l’Action. Lors de ce Sommet, les Chefs d’État et de gouvernements africains ont exprimé leur souhait pour une action «collective et solidaire» pour un continent africain «plus résilient» au changement climatique qui façonne son destin à travers des approches régionales et sous-régionales dans le cadre de partenariats gagnants-gagnants.

«Le renforcement de la coopération Sud-Sud constitue un choix stratégique pour le Maroc et sa participation aux efforts de la communauté internationale à l’égard des questions environnementales et du climat, un des principes directeurs qui sous-tendent la vision de S.M. le Roi Mohammed VI vis-à-vis des questions environnementales et climatiques», a relevé la secrétaire d’État. Elle souligne que cette participation se traduit par la solidarité avec tous les pays menacés par le changement climatique et qui souffrent déjà de ses conséquences, en particulier les pays africains et les petits États insulaires, en leur proposant des partenariats «novateurs» leur permettant de bénéficier de l’expérience marocaine dans certains domaines. Salaheddine Mezouar, président de la COP 22, a indiqué pour sa part dans une allocution lue en son nom par Saïd Mouline, directeur général de l’Agence marocaine pour l’efficacité énergétique (AMEE), que le Forum de haut niveau sur la coopération Sud-Sud, coorganisé par le Maroc et la République populaire de Chine, a été un des moments phares de cette conférence.

«La présidence de la COP 22 a mis en exergue à cette occasion la coopération Sud Sud, basée sur la solidarité et l’équité, qui comprenait plusieurs dimensions en ce qui concerne les changements climatiques, à savoir le partage des connaissances et des expériences, l’accès aux données climatiques, le développement et le renforcement de capacités, le transfert de technologies et le financement», affirme Mezouar. Ce dernier a, en outre, précisé que lors de la COP 22, ce leadership a été démontré concrètement et avec éclat, dans une logique de coopération Sud-Sud, par la déclaration du premier Sommet africain de l’action en faveur d’une co-émergence continentale ainsi que par la Vision de Marrakech adoptée par le Forum des pays vulnérables aux changements climatiques. «Nous avons progressé lors de cette COP, première COP d’une nouvelle génération de COP, de manière concrète sur deux principaux pivots.

Le premier porte sur les négociations avec la Proclamation de Marrakech, les décisions et le travail technique de négociation tandis que le second est celui de l’action avec le Partenariat de Marrakech qui a été lancé dans cette ville par les deux championnes de haut niveau pour le climat de la COP 21 (Laurence Tubiana) et de la COP 22 (Hakima El Haïti)», détaille Mezouar.

Notons que cet atelier s’inscrit dans le cadre de la continuité de la réunion de haut niveau qui s’est tenue à Marrakech en novembre dernier lors de la COP 22.
Il constitue une étape préparatoire à deux importantes échéances de haut niveau programmées respectivement à New York pendant la semaine du climat des Nations unies et à la COP 23 prévue à Bonn en novembre prochain. Il se veut une occasion de présenter l’état des lieux des échanges d’expertises en matière du climat et du développement durable dans le cadre de la coopération.