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Les députés arabes discutent des moyens de renforcer la gouvernance, l’éducation et de lutter contre l'immigration illégale

Des parlementaires du Maroc, d’Algérie, de Djibouti, d’Arabie saoudite, d’Égypte, d’Irak, d’Iran et de Tunisie ont pris part mardi à l’ouverture des travaux de la deuxième conférence du chapitre Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) du réseau parlementaire. Les députés arabes ont pu échanger leurs expériences nationales relatives à plusieurs domaines, à savoir la gouvernance, la réforme économique, l’éducation et la migration. Ils ont également examiné les moyens d’améliorer efficacement le contrôle parlementaire et le suivi des politiques publiques.

Les députés arabes discutent des moyens de renforcer  la gouvernance, l’éducation et de lutter contre l'immigration illégale

Les parlementaires des pays du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord (MENA) ont pris part mardi à l’ouverture des travaux de la deuxième Conférence du chapitre MENA du réseau parlementaire sur le Groupe de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI) organisée au sein de la Chambre des conseillers. S'étendant sur deux jours, cette conférence a axé ses travaux cette année sur les défis communs auxquels font face les pays participants, et ce dans les domaines de la gouvernance, de la réforme économique, des migrations et de l’éducation.

Cette réunion était également une occasion pour les députés de rendre compte des réalisations de leurs pays respectifs depuis le lancement du chapitre, ainsi que d’élaborer un plan d’action destiné à intensifier la collaboration parlementaire afin de relever les défis du développement dans la région MENA et renforcer l’engagement avec la Banque mondiale et le FMI. S’exprimant à l’ouverture de cette rencontre, Hakim Benchamach, président de la Chambre des conseillers, a souligné l’importance de renforcer la bonne gouvernance et le principe de la transparence au sein de l’administration afin d'accentuer la confiance des citoyens. Abordant les points inscrits dans l’agenda de la conférence, notamment l’éducation, M. Benchamach a insisté sur l’intérêt d’engager des réformes profondes des systèmes éducatifs dans les différents pays de la région afin d’améliorer les compétences des ressources humaines et garantir une meilleure formation qui répond aux besoins du marché du travail. Aussi et sur le volet de la migration, le président de la deuxième Chambre a rappelé les efforts déployés par le Royaume dans le domaine de la migration et qui ont contribué à la régularisation de la situation de milliers de migrants au Maroc.

Pour sa part, Marie Françoise Marie-Nelly, directrice des opérations pour le Maghreb au sein de la Banque mondiale, a rappelé le rôle majeur des Parlements dans la promotion d’une croissance économique, notamment à travers le rôle critique que ces derniers sont appelés à remplir dans le contrôle de l’action gouvernementale et des politiques publiques. Évoquant le sujet de la gouvernance, l’une des thématiques phares de cette conférence, Mme Marie-Nelly a indiqué que celle-ci reste au cœur du déficit de confiance entre la population et l’État. Toutefois, estime la même intervenante, ce déficit de confiance n’est pas une fatalité dans la mesure où plusieurs actions peuvent être engagées pour améliorer la qualité des services offerts à la population, en utilisant notamment les nouvelles technologies, tout en renforçant la transparence et la redevabilité de l’administration. S’agissant de l’éducation, la responsable de la Banque mondiale a indiqué que la crise de l’apprentissage est devenue une crise mondiale. Ainsi, les Parlements, notamment dans les pays arabes, ont un rôle clé à jouer pour fournir l’espace politique nécessaire pour que le gouvernement puisse assumer ses responsabilités en la matière. Il en est de même pour la prévention contre la migration. Sur ce volet, Mme Marie-Nelly estime nécessaire pour les parlementaires d’œuvrer pour la promotion de la paix et de la stabilité, et ce à travers une gouvernance plus transparente et redevable et par l’adoption de réformes économiques et sociales nécessaires à une croissance inclusive.

De son côté, Jeremy Lefroy, président du Réseau parlementaire, a estimé que la croissance inclusive et, partant, la paix et la stabilité passent nécessairement par l’amélioration de la gouvernance, de la transparence de la fonction publique et des opportunités pour les populations marginalisées, soulignant que le chapitre MENA donne justement aux parlementaires la possibilité de bâtir une communauté de pratique qui leur permettra de mieux appréhender ces enjeux et d’y répondre. Il convient de souligner que des parlementaires du Maroc, d’Algérie, de Djibouti, d’Arabie saoudite, d’Égypte, d’Iraq, d’Iran et de Tunisie ont pris part à cette conférence dans la perspective d’échanger sur leurs expériences nationales. Les députés ont également examiné les moyens d’améliorer efficacement le contrôle parlementaire et le suivi des politiques publiques. 

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