Rester au Maroc ou poursuivre ses études à l’étranger ? Voilà une question qui taraude les étudiants après l’obtention de leur baccalauréat. Considérée comme un atout essentiel pour les étudiants, l’expérience à l’étranger permet non seulement de développer de nouvelles compétences mais également de s’ouvrir sur de nouvelles cultures et d’autres méthodes de travail. Toutefois, ce choix s’avère coûteux pour les parents qui se retrouvent souvent obligés de faire des sacrifices pour payer les frais de scolarité de leurs enfants et subvenir à leurs besoins. Certes, la plupart des établissements à l’étranger proposent des programmes de bourses internationales, mais elles restent difficiles à décrocher vu la demande de la part des étudiants du monde entier.

Selon l’UNESCO, le nombre d’étudiants en mobilité internationale était de 4 millions en 2012. Au Maroc, ils étaient près de 50.000 étudiants à partir étudier à l’étranger. C’est d’ailleurs le pays du Maghreb pour lequel le taux d’expatriation est le plus élevé. Concernant les pays de destination, la France s’impose comme 1er pays d’accueil des étudiants marocains (65,2%) avec 34.000 étudiants marocains présents dans l’Hexagone. Elle devance de loin l’Espagne (7,3%), l’Allemagne (6,1%) et l’Italie (4%).

La deuxième option consiste pour eux à envisager la mobilité internationale durant leurs études. Mis à part les programmes de mobilité mis en place au niveau de certains établissements de l’enseignement supérieur qui permettent aux étudiants de suivre une partie de leur cursus à l’étranger, il existe plusieurs programmes de mobilité internationale, parmi lesquels le programme européen «Erasmus+». En 2015, 725 étudiants et 464 membres du personnel des établissements de l’enseignement supérieur marocain ont bénéficié des projets de mobilité dans le cadre de ce programme.

Avec plus de 750.000 étudiants dans l’enseignement supérieur public et privé, le Maroc se positionne aujourd’hui comme un hub régional pour l’enseignement supérieur, accueillant de plus en plus d’étudiants de plusieurs nationalités, essentiellement ceux originaires des pays subsahariens. Un constat réconfortant pour les établissements d’enseignement supérieur qui choisissent le Maroc comme pays d’implantation sur le continent ou bien développent des partenariats avec leurs homologues marocains pour mettre en place des cursus à double-diplôme. Voilà une autre opportunité à envisager avant de faire ses valises…