Dans le cadre de la stratégie nationale de consolidation et de développement des dispositifs de promotion de l'emploi, l’Anapec et la CNSS se sont mobilisées pour la mise en œuvre d’un certain nombre de mesures incitatives à l’emploi salarié à la disposition des entreprises pour encourager l’employabilité. Les actions proposées à ce titre sont le programme «Tahfiz» en faveur des entreprises ou associations nouvellement créées, le dispositif des contrats d’insertion amélioré (CIA) et le contrat d’intégration professionnelle (CIP) en plus de dispositif de l’indemnité pour perte d'emploi (IPE).
Après une période de déploiement de ces mesures, les deux institutions ont présenté un premier bilan qu’ils ont qualifié de positif et encourageant. Cette évaluation a également permis de mettre le doigt sur un certain nombre d’insuffisances. Ce bilan d’étape élaboré par l’Anapec et la CNSS représente une bonne base de travail pour identifier les axes de travail de la prochaine phase du déploiement de ces mesures.

Ainsi, selon les chiffres arrêtés à fin mai 2017, le dispositif des contrats d’insertion amélioré a permis de conclure 60.290 contrats, le contrat d’intégration professionnelle a atteint 2.060 contrats. Pour le programme «Tahfiz», le premier bilan fait état de 3.488 bénéficiaires avec une hausse notable des inscriptions pendant les cinq premiers mois de 2017 avec 1.395 protocoles signés. Par ailleurs, le bilan des déclarations des salaires affiche un taux de 78% pour les CIA-AMO, 76% pour les CI Amélioré-PCS et 80% pour «Tahfiz». Ce bilan était nécessaire pour nous permettre d’évaluer les réalisations des deux institutions et de définir les actions à entreprendre notamment le renforcement de la stratégie de sensibilisation et d’information des entreprises aux avantages de ces mesures qui, malgré leur évolution, demeurent peu ou pas connues. Ce constat est d’ailleurs partagé par le top management de l’Anapec et de la CNSS qui ont signé à l’occasion une Convention de partenariat pour la promotion de l’emploi et de la couverture sociale et médicale. Cette convention, comme l’expliquent les responsables, vise à arrêter les différents champs de partenariat liant les deux institutions. Elles s’engagent, en vertu de cette convention, à mettre en place les plateformes informatiques supportant les différentes mesures et prestations, assurer l’interconnexion entre les systèmes d’information des deux institutions, fournir conjointement les informations disponibles en lien avec les axes de partenariat sus indiqués, sensibiliser, informé et former les collaborateurs des deux institutions sur leurs prestations et programmes et promouvoir les programmes et prestations gérés en partenariat entre les deux institutions. La convention, conclue pour une durée indéterminée, sera pilotée par un comité de pilotage présidé par les directeurs généraux des deux organismes et un comité technique entre les représentants des deux établissements.