Académie des «Arts-Sciences-Lettres» de Paris

Nadia Skali décroche la Médaille d’étain

Ouafaa Bennani,LE MATIN
12 Juillet 2017
Nadia-Skali.jpg

Lors d'une cérémonie officielle, tenue récemment à Paris, l’artiste plasticienne Nadia Skali reçoit la Médaille d’étain, en reconnaissance de son talent et ses créativités picturales.

Une reconnaissance dont Nadia Skali se dit très fière, surtout venant de la part de la prestigieuse Académie des «Arts-Sciences-Lettres» de Paris. «C’est un rêve qui vient d’être exaucé pour moi. Sachant que cette Académie veille, depuis sa création en 1915, à consacrer d’éminents créateurs dans les domaines des arts, des sciences et des lettres», souligne l’artiste Nadia Skali. En effet, concernant le volet plastique, cette institution, connue mondialement, attribue ses médailles à tous ceux qui ont accompli une belle carrière à travers une créativité singulière. C’est le cas de Nadia qui se distingue par sa démarche picturale qui a attiré l’attention des spécialistes en arts plastiques aussi bien en France que dans le monde.

À travers ses travaux, l’artiste arrive à imprimer ses émotions qu’elle fait ressortir sous des formes impressionnistes sur verre, saisissant la beauté de la réalité, par le biais de couleurs chatoyantes qui symbolisent pour elle la gaité, la paix intérieure et la discrétion. Le critique Abdellah Cheikh souligne qu’avec ces formes poétiques, «Nadia Skali extériorise les états d'âme instantanés et extatiques dont la forme archétypale récurrente est la structure géométrique détournée. Après avoir peint avec adresse et sensibilité des scènes pittoresques du Maroc profond à travers l'art du vitrail, Nadia Skali donne libre cours à sa faculté conceptuelle et imaginative, en tissant dans un flou lointain un monde lyrique et informel et en mettant en scène des spectacles et des rythmes de sa nature intérieure». Car Nadia ne réfléchit pas, en général, ses sujets. Mais elle peint ce qu’elle ressent sur le moment quand elle est devant son support. Celui du vitrail qu’elle n’aimerait changer sous aucun prétexte. «Depuis le début de cette aventure plastique, j’ai été passionnée par ce support où je me retrouve bien.

Quant aux thématiques que je peins, cela dépend de mon humeur et de la réflexion du moment. Je ne prépare jamais mes sujets. Ce sont des compositions et des formes instantanées qui se dévoilent petit à petit jusqu’à la finalisation du travail». Comme l’indique le critique Abdellah Cheikh, la quête spirituelle conduit Nadia Skali à explorer les territoires oniriques et à produire des œuvres qui déroulent comme malgré elles des narrations. «Chaque tableau mêle mémoire et histoire, passé et présent. Elle nous expose son expressionnisme abstrait qui n'est pas une école, mais une tendance et une communauté de convictions partagées par certains peintres venant de la figuration. Dans le sillage de Mondrian, elle présente des œuvres ouvertes, non finies, grâce à des procédés comme la fragmentation, la gestion géométrique de l'espace ou l'articulation. Elle nous montre les traces de nos rêves et nous donne bien à penser qu'il y a différentes manières de voyager. Les toiles déclenchent l'imagination créatrice et nous laissent conduire par les sensations de couleurs fuyantes et de tous les tons de terre brûlée. Ainsi, par-delà l'espace et le temps de la mémoire ou des associations d'idées, règnent dans cette œuvre l'alchimie des détours de l'esprit et celle des désirs enfuis». Tout un voyage onirique qui augure d’un bel avenir pour Nadia Skali. 





E-MATIN
Feuilletez LEMATIN
comme si vous le teniez
entre les mains

L'édition du
25 Septembre 2017
est maintenant disponible
pour les abonnés