S’étalant sur dix années (2015-2015), le deuxième programme national des routes rurales avait pour objectif principal de désenclaver quelque 3 millions de Marocains vivant dans des zones rurales et de montagne à travers la construction de 1.500 km de route chaque année. Mais cet objectif, somme toute ambitieux, n’a pas été totalement atteint, estime le groupe de travail thématique – constitué au sein de la Chambre des représentants – chargé de l'évaluation des politiques publiques de développement rural.
S’agissant de l’efficience financière du deuxième programme national des routes rurales, le groupe de travail thématique n’a pas manqué de critiquer le manque de réalisme du premier montage financier du programme. En effet, quelque 5 milliards de dirhams supplémentaires ont été nécessaires pour poursuivre les travaux après le lancement du projet. Selon le rapport, ce sont les crédits extérieurs, atteignant les 60% du budget alloué au financement du programme, qui ont permis la réalisation du programme. De leur côté, les collectivités locales n’ont pas pu honorer leur part d’engagement financier, souligne le rapport.
Le groupe de travail thématique chargé de l'évaluation des politiques publiques de développement rural a attiré également l’attention sur l’absence d’un programme de maintenance des routes non classées. Dans ce sens, il recommande la mise en place d’un plan d’urgence pour assurer la maintenance des routes construites dans le cadre de ce deuxième programme national. Le groupe recommande également, sur un plan normatif, que les routes réalisées dépassent les six mètres de largeur.
Pour rappel, pas moins de 13 millions de Marocains vivent dans les zones rurales et montagneuses. Soit 40% de l’ensemble de la population marocaine. Selon le même rapport parlementaire, ces zones souffrent d’un manque important en termes d’infrastructure, d’où l’intérêt de la réalisation d’un tel document, insistent les rédacteurs du Rapport.