Le Consortium international de séquençage du génome du blé (IWGSC) a annoncé que le séquençage, pour la première fois, du génome complet du blé tendre. «Cela va grandement accélérer nos efforts en vue d'identifier les gènes du blé importants pour l'agriculture, y compris ceux qui pourraient aider à combattre les plus grandes maladies fongiques», a dit dans un communiqué Kostya Kanyuka, chercheur en génomique fonctionnelle pour le centre de recherche Rothamsted Research. En plus clair : l'équipe de chercheurs, composée de 200 scientifiques originaires de 20 pays, a réussi à déterminer la succession des génomes contenus dans chacune des cellules nécessaires à l'expression des gènes. Ce sont les gènes qui contiennent l'information génétique d'un individu. Cette avancée scientifique peut avoir des applications immédiates dans l'amélioration du blé tendre qui sert à la fabrication du pain. Le blé dur est quant à lui utilisé dans la fabrication des pâtes alimentaires. Ces deux espèces confondues sont l'aliment le plus consommé à travers le monde. Le blé nourrit plus d'un tiers de la population humaine mondiale et représente près d'un cinquième des calories consommées par les humains. Mais en raison de la raréfaction des ressources hydriques, raréfaction exacerbée par le dérèglement climatique, les rendements risquent de baisser avec des conséquences sur les prix pratiqués sur les marchés internationaux.
Une avancée scientifique pour améliorer le rendement du blé dans les pays chauds
Alors que le prix du blé flambe sur le marché international essentiellement en raison de la canicule qui a sévi dans les principaux pays exportateurs, une équipe de chercheurs composée de 200 scientifiques originaires de 20 pays a réussi le séquençage, pour la première fois, du génome complet du blé tendre. Une meilleure connaissance du patrimoine génétique de la céréale la plus consommée au monde permettrait d'améliorer les rendements dans les pays soumis à un stress hydrique. Le changement climatique aidant, le recours aux variétés résistantes à la sécheresse devient indispensable.
La production de blé devrait augmenter de 1,6% par an pour répondre à la demande d'une population mondiale projetée à 9,6 milliards d'habitants d'ici 2050. Ph. DR
Samir Benmalek
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17 Août 2018
À 18:07
