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Syrie

Les bombardements du régime font 10 morts par asphyxie

Avec Agences,

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme, «des avions présumés russes ont touché le principal hôpital de Maaret Al-Noomane, causant des dégâts».     Ph. DR.

Cinq civils syriens souffrant d'asphyxie ont été hospitalisés après des bombardements du régime de Bachar Al-Assad sur la ville de Saraqeb, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme. Dix civils avaient été tués.

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«Une odeur nauséabonde s'est répandue après que des hélicoptères du régime eurent frappé plusieurs quartiers de la ville de Saraqeb dans la province d'Idleb», a précisé l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) après que des bombardements du régime de Bachar Al-Assad sur la ville de Saraqeb ont coûté la vie à dix civils. L'OSDH a cité des habitants et des sources médicales faisant état d'un «gaz toxique». Des raids de l'armée de l'air du régime ont par ailleurs tué six civils dans la ville de Kafr Nabl, dans le sud de la province d'Idleb, a indiqué l'Observatoire. Quatre autres civils ont été tués lors de bombardements du régime sur les villes de Maasarin et Maaret Al-Noomane. Selon l'OSDH, «des avions présumés russes ont touché le principal hôpital de Maaret Al-Noomane, causant des dégâts». Il a cessé de fonctionner en attendant que les réparations soient effectuées, a ajouté l'OSDH. Jeudi dernier, un haut responsable américain avait affirmé que le régime de Bachar Al-Assad et le groupe terroriste autoproclamé «État islamique» (EI) «continuent d'utiliser des armes chimiques». Vendredi, le ministre américain de la Défense, Jim Mattis, avait déclaré que du chlore «a été» utilisé «à de nombreuses reprises» dans des attaques en Syrie. «Mais ce qui nous inquiète le plus, c'est la possibilité que du gaz sarin ait été utilisé» récemment, avait-il ajouté, précisant que les États-Unis n'avaient pour le moment pas de preuves pour étayer cette hypothèse. Des ONG et des groupes rebelles «disent que du gaz sarin a été utilisé. Nous cherchons donc des preuves», a poursuivi M. Mattis. «Je n'ai pas de preuve», a-t-il cependant reconnu. Le régime syrien «aurait tort de violer à nouveau la convention sur les armes chimiques», a prévenu le ministre de la Défense. Un haut responsable américain a affirmé jeudi que le régime de Bachar Al-Assad et le groupe État islamique «continuent d'utiliser des armes chimiques». Un autre responsable a déclaré que le Président américain, Donald Trump, «n'exclut aucune» option et que «l'usage de la force militaire est toujours étudié». La Syrie a qualifié samedi les récentes accusations des États-Unis de «mensonges».  

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