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Conférence sur la gestion du champ religieux au Maroc en clôture de la célébration du 35e anniversaire de l’édification de la Mosquée Hassan II de Libreville

author LE MATIN

La Mosquée Hassan II de Libreville.

Hakim El Ghissassi, directeur du portail du ministère des Habous et des affaires islamiques, a passé en revue les différentes actions menées par le Royaume sous l’impulsion de S.M. le Roi Mohammed VI, Amir Al Mouminine, dans le but de garantir la sécurité spirituelle de la communauté et son immunisation contre les idées extrémistes.

La gestion du champ religieux au Maroc a été au cœur d’une conférence organisée dimanche soir, dans la capitale gabonaise, en clôture de la célébration du 35e anniversaire de l’édification de la Mosquée Hassan II de Libreville. Revenant sur l’expérience marocaine en matière de formation des prédicateurs et prédicatrices, Hakim El Ghissassi, directeur du portail du ministère des Habous et des affaires islamiques, a passé en revue les différentes actions menées par le Royaume sous l’impulsion de S.M. le Roi Mohammed VI, Amir Al Mouminine, dans le but de garantir à la communauté sa sécurité spirituelle et son immunisation contre les idées extrémistes. À cet égard, le conférencier a souligné que la Loi fondamentale du Royaume définit de manière claire le rôle dévolu aux Institutions chargées de la gestion du champ religieux, en stipulant que S.M. le Roi, Amir Al Mouminine, garant du libre exercice des cultes, veille au respect de la religion musulmane et préside le Conseil supérieur des oulémas, seule instance habilitée à émettre des fatwas. M. El Ghissassi a également donné un aperçu sur le rôle du ministère des Habous et des affaires islamiques qui œuvre, de par les prérogatives qui lui sont dévolues, à assurer notamment l’encadrement religieux dans les mosquées, la formation et l’enseignement religieux et la construction de mosquées, ainsi que leur restauration et l’encadrement religieux, voire à l’étranger. Le conférencier, qui a rappelé que les fondamentaux religieux du Royaume s’articulent autour la doctrine acharite, le rite malikite et la voie soufie junaydite, a cité certaines institutions spécialisées, dont le Conseil supérieur des oulémas, l’Institut Mohammed VI pour la formation des imams, morchidines et morchidates, la Fondation 
Mohammed VI pour les oulémas africains et l’Université Al Quaraouiyine. Et de poursuivre que le Maroc compte désormais 50.000 mosquées, 110.000 préposés religieux, plus de 45.000 imams (1 imam pour 700 personnes) et 5.337 instructeurs, dont 1.438 femmes.
Évoquant les attributions de la Fondation Mohammed VI des oulémas africains, il a relevé que cette institution s’emploie à sélectionner les acteurs et référents religieux et assurer la formation des acteurs religieux venant de différents pays africains, tout en optant pour la proximité avec la population et la promotion du rôle des femmes dans le champ religieux. S’agissant de l’Institut 
Mohammed VI pour la formation des imams, morchidines et morchidates, le conférencier a expliqué que cette structure s’insère dans le cadre global de la gestion publique du champ religieux marocain en vue de répondre aux besoins spirituels des citoyens et préserver la sécurité spirituelle, précisant que 1.490 imams, dont 1.240 étrangers (Sénégal, Côte d'Ivoire, Guinée-Conakry, Mali, Nigeria, Tchad et France) poursuivent en 2018 leurs études au sein de cet établissement qui dispense une formation polyvalente couvrant, entre autres, les sciences de la Charia, les sciences humaines et l’enseignement des langues. D'autre part, il a souligné qu’un Guide de l’imam, du sermonnaire et du prédicateur a été élaboré par le ministère de tutelle en vue de sauvegarder l’unité du dogme, du rite et des mœurs, veiller à ce que les mosquées s'acquittent convenablement de leur mission et demeurent des lieux inviolables, garantir la tranquillité publique nécessaire à l’exercice du culte par les fidèles dans les mosquées et améliorer la communication entre le ministère, d’une part, et les imams et tous les responsables religieux, d’autre part.
Le conférencier a de même saisi cette occasion pour mettre en avant le rôle du Conseil marocain des oulémas pour l'Europe qui, a-t-il rappelé, veille à consacrer les valeurs éthiques communes aux trois religions monothéistes, excluant toute forme d'intolérance et de discrimination et à rattacher les jeunes musulmans à la source première de leur religion et à leur patrimoine culturel, et ce dans le cadre d'une cohabitation harmonieuse entre authenticité et modernité. L’imam est appelé à faire preuve d’ouverture d’esprit sur les points de divergence en vue d’éviter la raideur et la fermeture intellectuelles et privilégier le travail de proximité au profit des citoyens avec un intérêt particulier en faveur de la catégorie des jeunes, a-t-il, en outre, affirmé.
Cette conférence, qui s’est déroulée en présence de l’ambassadeur du Maroc à Libreville, Abdellah Sbihi, a clôturé la célébration du 35e anniversaire de l’édification de la Mosquée Hassan II de Libreville, organisée à l’initiative de la représentation diplomatique du Royaume à Libreville en coopération avec le Conseil supérieur des affaires islamiques du Gabon. Inaugurée le vendredi 11 février 1983, la Mosquée Hassan II de Libreville, monument historique et spirituel, ne cesse depuis de promouvoir les valeurs de tolérance et d'humanisme prônées par la religion musulmane et de contribuer au rayonnement de l'Islam au Gabon, en particulier, et en terre africaine, en général.

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