Dans la course pour l’organisation de la Coupe du monde 2026, le Maroc fait face à une candidature tripartite (États-Unis, Mexique et Canada) qui ne manque pas d’arguments. Toutefois, le Royaume ne compte pas faire dans la figuration et ambitionne de défendre ses chances jusqu’au bout, en exploitant les nombreux atouts à sa disposition, notamment ceux relatifs à son excellent positionnement géographique et à sa richesse culturelle.
Le président de l’US soccer exprime son inquiétude quant aux «perceptions de l'Amérique dans le monde»
Le Maroc devrait mettre en relief ses attributs permettant une organisation optimale, mais pourrait également bénéficier de la baisse de la cote de popularité des États-Unis dans le monde sous l’ère Donald Trump. En effet, un sondage réalisé à l'échelle mondiale révèle une chute spectaculaire dans l'appréciation du leadership américain. L’entreprise américaine spécialisée dans les sondages «The Gallup Organization» a révélé, à l’issue d’un sondage effectué auprès de répondants de 134 pays, que seulement 30% des répondants dans le monde approuvent le leadership américain, une baisse de 18 points de pourcentage par rapport à l'année précédente (48% sous la présidence de Barack Obama).Certes, cette étude ne concerne pas directement les capacités d’organisation des États-Unis ou la qualité de leurs réceptifs, mais suscite quand même l’inquiétude des responsables outre-Atlantique, à l’image du président de l’«US Soccer» (la Fédération américaine de football). Sunil Gulati a effectivement fait part de ses soucis, lors d’une convention d’entraîneurs aux États-Unis (United Soccer Coaches) jeudi dernier : «Il ne s'agit pas seulement de nos stades, de nos hôtels et de tout cela… Il s'agit des perceptions de l'Amérique, et c'est une période difficile dans le monde. Il n'y a donc que certaines choses que nous pouvons contrôler… Nous devons sortir et convaincre ce qui sera finalement 104 électeurs à voter pour nous…», a-t-il déclaré dans des propos relayés par le célèbre journal britannique «The Gardian». La candidature marocaine pourrait donc exploiter une conjoncture vraisemblablement favorable pour accroître ses chances, face à des adversaires de calibre, mais pas pour autant «inconcurrençables».