Menu
Search
Vendredi 10 Mai 2024
S'abonner
close
Vendredi 10 Mai 2024
Menu
Search
Accueil next Monde

Dix civils, dont trois enfants, périssent dans des raids attribués à la coalition internationale

Au moins dix civils, dont trois enfants, ont été tués mardi en Syrie dans un raid aérien contre un village du nord-est du pays contrôlé par le groupe terroriste autoproclamé «État islamique», a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme.

Dix civils, dont trois enfants, périssent dans des raids attribués à la coalition internationale
La coalition antijihadistes a indiqué le 1er juin que ses frappes aériennes en Syrie et en Irak avaient tué «involontairement» 892 civils en près de quatre ans. Ph. AFP

L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), qui a attribué le raid à la coalition internationale antijihadistes menée par Washington, indique qu'au moins dix civils ont trouvé la mort hier dans un village, Tal al-Chayer, dans le sud de la province de Hassaké. La coalition, qui intervient contre l'EI en Irak et en Syrie depuis 2014, n'a pas confirmé dans l'immédiat la frappe, la dernière d'une série ayant causé selon des ONG plusieurs pertes civiles au cours des dernières semaines. Tal al-Chayer se situe dans l'une des poches encore aux mains des jihadistes près de la frontière irakienne, au sud de Hassaké, où une alliance arabo-kurde soutenue par la coalition internationale a affronté l'EI ces derniers jours. La semaine dernière, une frappe aérienne a tué 11 civils dans cette même poche tandis que des raids similaires avaient coûté la vie à 12 personnes la semaine précédente, également dans la province de Hassaké, selon l'OSDH, qui les a attribués à la coalition antijihadistes. Celle-ci avait indiqué à l'AFP qu'elle menait une enquête sur la dernière frappe datant du 1er juin. La coalition antijihadistes a indiqué le 1er juin que ses frappes aériennes en Syrie et en Irak avaient tué «involontairement» 892 civils en près de quatre ans. L'Observatoire, qui s'appuie sur un vaste réseau de sources sur le terrain, affirme être en mesure d'identifier un avion effectuant un raid en fonction du type de l'appareil, de la zone ciblée, de l'itinéraire de vol et des armes utilisées. Le groupe jihadiste, dont le «califat» autoproclamé en 2014 s'est réduit comme peau de chagrin, est présent encore dans quelques poches d'un désert qui s'étend de l'est de Damas à la frontière irakienne. Il détient aujourd'hui moins de 3% du territoire syrien, selon l'OSDH, contre près de 50% à l'apogée de son expansion en Syrie. Déclenché en 2011 par la répression de manifestations pacifiques, le conflit en Syrie s'est complexifié au fil des ans avec l'intervention d'acteurs régionaux et internationaux ainsi que de groupes jihadistes sur un territoire de plus en plus morcelé. Il a fait plus de 350.000 morts et contraint des millions de personnes à l'exode. 

Lisez nos e-Papers