«On savait que les Marocains entamaient bien les rencontres avec un esprit offensif. Notre stratégie visait à leur casser le moral et susciter chez eux de la frustration et de l'irritation, en anéantissant leurs actions et ensuite provoquer un effondrement physique», a assuré Queiroz en zone mixte avec un grand sourire aux lèvres. Ce plan a parfaitement fonctionné. Les Lions de l'Atlas, après 20 premières bonnes minutes où ils auraient pu prendre l'avantage s'ils s’étaient montrés adroits devant les buts adverses, ont baissé considérablement de régime et multiplié les erreurs en milieu de terrain. D'ailleurs, c'est sur l'une de ces erreurs que Jahanbakhsh a obligé le gardien marocain Munir El Kajoui à se déployer pour sauver sa cage.
Nervosité de Renard et calme olympien de Queiroz
En plus d'avoir échoué tactiquement, Renard a failli au niveau de son attitude sur le banc. L'homme, qui est censé ramener du calme et de la sérénité à son équipe dans les moments cruciaux de la partie, a montré une grande nervosité tout au long de la rencontre. Sa «méthode Caué» n'a pas fonctionné cette fois-ci. À force de gesticuler et de crier, il a fini par transmettre sa peur et sa nervosité aux joueurs. Une attitude qui contraste avec le calme olympien de Queiroz qui, certes, donnait ses instructions à ses joueurs, mais dans un calme imperturbable. Ce comportement a dû également jouer sur le mental des joueurs sur le terrain.