Menu
Search
Samedi 20 Juillet 2024
S'abonner
close
Samedi 20 Juillet 2024
Menu
Search

Les lecteurs des livres pour enfants manifestent un faible intérêt

Les lecteurs des livres pour enfants  manifestent un faible intérêt
Les éditeurs nationaux des livres pour enfants partagent le marché avec leurs confrères étrangers, notamment français. Ph. Saouri

«La littérature jeunesse est un secteur nouveau au Maroc même s’il date de 20 ans», c’est le constat que fait Nadia Essalmi, directrice de la maison d’édition spécialisée dans le livre pour enfants et jeunes, Yomad. Cette spécialiste du livre pour enfants affirme que les maisons d’édition qui s’intéressent à ce secteur sont peu nombreuses. Deux éditeurs seulement sont spécialisés dans la littérature jeunesse. Pourtant, ce domaine attire plusieurs écrivains comme Driss Chraïbi, Habib Mazini, Mohamed Dib, Fouad Laroui, Zakya Daoud et Abdellatif Laâbi. Chaque éditeur sort en moyenne 3 à 4 titres par an. Les éditeurs nationaux partagent le marché avec leurs confrères étrangers, notamment français. Même en publiant des contes ou comptines purement marocains, le nombre de tirages reste faible par rapport à la concurrence. Ce constat est dû aux convictions des parents qui préfèrent les livres français, mais aussi à la culture de lecture au Maroc. «Il faut sensibiliser les parents à l’importance de la lecture. Un livre est une fenêtre qui s’ouvre sur le monde et c’est ainsi qu’on peut construire une génération ouverte d’esprit», souligne Nadia Essalmi. Pour elle, le piratage, la paresse et le manque de respect envers le livre sont tous des facteurs qui handicapent le développement de la littérature jeunesse au Maroc. 

Et de préciser que le prix des livres pour enfants n’est pas cher vu l’effort fourni ainsi que la qualité du papier et de l’impression utilisée. Face à ce constat, les éditeurs essaient de varier les titres jeunesse, de produire des livres bilingues ou encore d’encourager les plus jeunes à la lecture. Nadia Essalmi a ainsi lancé l’activité «Lire pour grandir» qui a pour but de démocratiser la lecture et le livre. «L’idée est que tous les dimanches de 11 h à 13 h beaucoup d’enfants lisent gratuitement dans plusieurs villes du Maroc. Néanmoins, on a des difficultés à faire venir les enfants, car les parents ne sont pas conscients de l’importance de la lecture», explique-t-elle. Le ministère de la Culture, le Réseau des bibliothèques publiques et des associations ainsi que les institutions culturelles proposent également des activités aux enfants pour les encourager à la lecture.

Lisez nos e-Papers
Nous utilisons des cookies pour nous assurer que vous bénéficiez de la meilleure expérience sur notre site. En continuant, vous acceptez notre utilisation des cookies.