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L’intrapreneuriat, libérateur de potentiel des jeunes

author Mohamed Sellam,

L’intrapreneuriat, libérateur de potentiel des jeunes

À l’ère du numérique, l’émergence de nouveaux business models oblige les organisations à revoir leur manière de faire et à s’ouvrir sur de nouvelles démarches où l’innovation est le maître mot. Il s’agit de libérer les énergies des collaborateurs et d’encourager l’esprit d’entreprendre chez eux. En travaillant sur des idées nouvelles, ces intrapreneurs renforcent à la fois leurs compétences et leurs performances au service de leurs organisations.

Les jeunes fraîchement émoulus font face à un défi de taille : être une force de proposition pour accompagner les changements rapides qui caractérisent le monde des affaires ces dernières années. Les soft skills, l’esprit d’initiative, l’innovation, la créativité, le sens d’engagement… sont désormais les compétences requises pour relever ce défi. 
Soucieuses de leur pérennité, les entreprises sont, en effet, à la recherche de collaborateurs qui vont développer des solutions innovantes et créer de la valeur ajoutée. 
C’est la raison d’être du  concept d’intrapreneuriat. Son principe de base est de permettre aux collaborateurs de mener un projet innovant de bout en bout. Un projet qui peut prendre la forme d’un nouveau produit, un nouveau service, un nouveau processus, une nouvelle activité, comme l’explique Naoual Bakry, consultante experte en entrepreneuriat : «L’intrapreneuriat s’affirme progressivement comme une composante de plus en plus nécessaire de toute démarche “corporate” d’innovation et un levier d’attractivité de plus en plus puissant pour les talents que les entreprises ont besoin de recruter et surtout de conserver. Les entreprises ont donc tout intérêt à s’y intéresser de près, tout en anticipant difficultés et malentendus avec lucidité». Le but étant de favoriser un environnement favorable à la prise d’initiative et instaurer un climat de confiance propice à la réflexion et à la créativité. 
Pourquoi alors cette démarche prend-elle de l’ampleur ? La réponse est simple : tout le monde en sort gagnant. Elle permet, d’une part, aux collaborateurs de se challenger et se distinguer en lançant leurs propres projets et, d’autre part, elle offre à l’organisation l'opportunité de profiter de cette dynamique pour faire face aux transformations qui s’opèrent en interne et en externe. En intégrant un mode de fonctionnement «startup», l’entreprise améliore ses process, renforce sa compétitivité et libère le potentiel de ses collaborateurs.

Mais au-delà du processus qui se produit à l’intérieur d’une firme existante, l’intrapreneuriat est un état d’esprit à développer chaque jour, dès le plus jeune âge, souligne Mohamed Reffadi, consultant, formateur et conférencier chez You & Me Consulting. «Pour développer leurs créativité et esprit d’initiative, les jeunes doivent s’intégrer dans des associations, lancer des projets et apprendre des techniques et outils comme le Brainstorming, le Business Model Canvas, le Mind Mapping, le Design thinking, l'UX Design…».
La vie associative permet, en effet, d’acquérir ses premières expériences professionnelles, tout en développant des projets innovants à fort impact. «Dans la vie associative, nous sommes amenés à réfléchir en permanence pour lancer des projets nouveaux qui bénéficient à la communauté que nous ciblons et qui génèrent des revenus pour stabiliser les moyens financiers de l’association. La vie associative offre une certaine flexibilité du management, des moyens limités, un réseau sur lequel on peut s’appuyer. Tous ces éléments contribuent largement à créer des projets qui réussissent», rappelle Naoual Bakry.
Pour conclure, Mohamed Reffadi conseille aux entreprises d’encourager les jeunes initiateurs de projets innovants : «Vu le développement du marché et le changement rapide que nous vivons actuellement, l’entreprise a besoin des jeunes collaborateurs orientés plus résultats avec efficience et un esprit d’intrapreneuriat, qui savent bien exploiter les moyens à leur disposition en créant de la valeur ajoutée». 


Déclaration de Naoual Bakry, consultante experte en entrepreneuriat

«L’intrapreneuriat est un excellent moyen de développement professionnel des collaborateurs. En effet, en offrant la possibilité à ses collaborateurs de révéler leur potentiel et de travailler en mode «entrepreneurs», l’entreprise leur permet de développer leurs talents en interne et d’identifier leurs limites et carences également.
Si l’intrapreneuriat est inscrit dans l’ADN de l’entreprise, il viendra également renforcer l’engagement des collaborateurs vis-à-vis de celle-ci, et augmente la réduction du turn-over. En effet, c’est un excellent moyen de motivation pour les collaborateurs.
Les employés, quant à eux, et grâce à cette démarche, arrivent à réaliser des projets en autonomie et à mettre à contribution leurs idées et les ressources de l’entreprise. Mener à bien des projets leur permet de se distinguer ce qui peut les propulser dans l’entreprise. Mieux encore l’expérience de l’intrapreneuriat constitue pour eux un excellent tremplin pour se revaloriser s’ils souhaitent changer d’entreprise.
Concernant les jeunes, ces millenials sont géniaux, intelligents, brillants. Ils vivent dans l’ère des nouvelles technologies, de l’intelligence artificielle… Je les trouve prédisposés à créer et à innover. C’est une génération ambitieuse, elle pense plus à son épanouissement. Ces jeunes ont besoin d’être impliqués dans des projets de bout en bout, ce qui constitue un excellent moyen de canaliser leurs idées et efforts pour en faire l’objet d’un projet qui contribuera au développement de l’institution à laquelle ils appartiennent. Cette démarche est favorable pour les jeunes qui doivent en tirer pleinement profit. 
Pourquoi ? D’une part, ils vont travailler sur des idées de projets. D’autre part, ils vont bénéficier de l’encadrement technique de l’employeur/client. Du coup, ils sont couverts si la démarche n’aboutit pas, ou si le projet ne connait pas le succès escompté. Cette démarche novatrice va répondre à leurs aspirations et renforcer leur sentiment d’appartenance à l’institution où ils collaborent (publique, privée ou ONG). 
Je pense que la vie associative est un excellent environnement pour que les jeunes puissent obtenir leur premier job et acquérir une expérience professionnelle, car elle les pousse vers l’intrapreneuriat, vers le développement de projets innovants et vers la créativité. En effet, ce monde offre une certaine flexibilité du management, des moyens limités, un réseau sur lequel on peut s’appuyer… tous ces éléments contribuent largement à créer des projets qui réussissent.»


Entretien avec Mohamed Reffadi, consultant, formateur et conférencier chez You & Me Consulting

«Entreprendre, c’est un état d’esprit que nous devons développer chaque jour»​

Management & Carrière : Quel est l’intérêt pour un jeune de se mettre dans une démarche d’intrapreneuriat ?
Mohamed Reffadi
: Comme vous le savez, le marché de l’emploi a connu beaucoup de changements dans les dernières années, d’un besoin d’une personne qui ne fait qu’exécuter des tâches, à la recherche des collaborateurs autonomes avec un esprit participatif, en proposant des solutions pour le développement de l’entreprise. 
Aussi, la compétitivité entre les entreprises est de plus en plus difficile et le besoin d’entreprendre des nouvelles méthodes et manières de faire est indispensable pour conserver sa place dans le marché. D’où, l’importance et l’obligation pour les jeunes de travailler plus leur esprit d’entreprendre afin de pouvoir se différencier par rapport aux autres collaborateurs «Salariés» et marquer leur présence rapidement dans 
l’entreprise.

Quelles sont les clés pour réussir dans cette démarche ?
Entreprendre, c’est un état d’esprit que nous devons développer chaque jour, dans les études, dans le travail et dans la vie en général.
À mon avis, les principales clés pour réussir la démarche de l’intrapreneuriat sont :
• Savoir bien utiliser son temps, je ne parle pas de la gestion du temps mais plutôt de l’investissement dans le temps.
• Maitriser les outils informatiques, principalement la bureautique (Word, PowerPoint et Excel).
• Avoir un bon réseau de connaissances «Amis et/ou autres» dans plusieurs domaines et secteurs d’activités.
iv-Avoir une bonne culture générale afin d’élargir l’horizon des réflexions et de ne pas rester borné dans un seul domaine avec un savoir et un savoir-faire limités.
• Maitriser les techniques de communication professionnelle.
Sans oublier la maitrise linguistique, on remarque chez la majorité des jeunes d’aujourd’hui l’absence de la maitrise d’une langue ! 

Comment développer sa créativité et sa capacité de prendre des initiatives ?
Pour être sincère, le jeune n’est pas le seul responsable pour développer sa créativité et la prise d’initiative, c’est une responsabilité partagée entre la famille, les établissements scolaires, la société civile et l’entreprise. Mais si le jeune veut se responsabiliser sur ce point pour développer sa carrière professionnelle, il faut qu’il travaille sur trois points :
• S’intégrer dans des associations en travaillant sur des projets comme chef de projet.
• Apprendre des techniques et outils comme (Brainstorming, le Business Model Canvas, Mind Mapping, Design thinking, UX Design…) cela via des ateliers et/ou des formations.
• Développer un entourage avec une pensée positive.

Quels sont les facteurs qui peuvent empêcher un jeune de se lancer dans cette démarche ?
Le facteur principal, c’est l’entreprise ou bien le responsable direct (n+1), car si on n’accepte pas que le jeune propose de nouvelles méthodes ou bien qu’il fasse les choses autrement, nous allons tuer dans l'oeuf toute initiative d’intrapreneuriat ! D’autres facteurs sont à prendre en considération, comme la nature du travail, l’activité de l’entreprise, la personnalité du jeune, les moyens offerts par 
l’entreprise…
Vu le développement du marché et le changement rapide que nous vivons actuellement, l’entreprise a besoin des jeunes collaborateurs orientés plus résultats avec efficience et un esprit d’intrapreneuriat, qui savent bien exploiter les moyens disposés en créant de la valeur ajoutée, et non pas rester de simples employés qui consomment des heures de travail d’une manière monotone sans participer dans le développement de l’entreprise… 

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