Soyons francs : il ne suffit pas de prendre des mesures pour résoudre le problème de la violence dans les stades, mais il faut les appliquer. Dans le feu de l’actualité en 2016 et suite à des actes de violence similaires à ceux qui se sont passés dimanche à Marrakech, les autorités marocaines ont pris, le 2 février 2016, 14 mesures urgentes préventives et répressives pour faire face à la violence dans les stades. Depuis, circulez, il n’y a rien à voir. Les 14 mesures sont restées lettre morte. Au lieu de les appliquer, les autorités ont préféré détourner le regard comme si de rien n’était dès la première accalmie, alors qu’il faut poursuivre le travail de sape pour nettoyer les gradins des stades des fauteurs de troubles. Il est temps d'interdire l'accès du stade à toutes les personnes impliquées dans des actes de violence, de fermer les virages, d'interdire les déplacements groupés des supporters en dehors des provinces et préfectures s'il s'avère que ces déplacements présentent une menace pour l'ordre public.
Récupérer le contrôle des gradins
C’est connu, les virages appartiennent aux Ultras. Cette zone exclusive donne lieu à une sorte de solidarité de groupe, d'impunité collective et encourage la violence. Il est peut-être temps de mettre fin à ce contrôle de gradins. Cela passe par un vrai contrôle de la vente des billets qui demeure l’un des points noirs de notre football. Il faut aussi augmenter le prix des billets. Toutes ces mesures doivent s’accompagner de mesures de sensibilisation et de prévention auprès des associations de supporters et dans des écoles. Il n’y a pas de mal à aller également s’inspirer des expériences étrangères qui ont réussi à juguler ce fléau.