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Quatre ans après le rapt de Chibok, la menace de Boko Haram plane toujours

Alors que le Nigeria se prépare à commémorer le quatrième anniversaire de l'enlèvement des lycéennes de Chibok, le drame similaire de Dapchi est venu rappeler que Boko Haram est tout sauf «vaincu».

Quatre ans après le rapt de Chibok,  la menace de Boko Haram plane toujours
Une partie des lycéennes de Chibok avec les autorités nigérianes après leur libération au printemps 2017. Ph. DR

Depuis son arrivée au pouvoir en 2015, le Président du Nigeria, Muhammadu Buhari, a tenté de se démarquer de son prédécesseur en déployant un effort de guerre sans précédent dans la région du lac Tchad où les jihadistes mènent une insurrection sanglante. Mais s'il a réussi à les affaiblir, le groupe conserve la capacité de mener des opérations de grande envergure. Les combattants de Boko Haram, dont le nom signifie «l'éducation occidentale est un pêché», ont mené des campagnes sanglantes contre les professeurs et les étudiants dans le nord-est du Nigeria, où ils veulent installer un califat. «S'ils sont vraiment à genoux (...), c'est incompréhensible qu'ils aient pu enlever autant de filles» à Dapchi, affirme à l'AFP Jacob Zenn, chercheur à la Fondation Jamestown, basée à Washington. Mi-février, les insurgés ont, une nouvelle fois, réussi à enlever plus de 100 jeunes filles sans rencontrer de résistance, dans une région pourtant lourdement militarisée. Le scénario fut quasi le même qu'en avril 2014 à Chibok, lorsque les insurgés, arrivés à la faveur de l'obscurité par dizaines à bord de camions et de pick-up, avaient visé un pensionnat et emmené avec eux 276 élèves. Depuis des mois, l'armée nigériane a surtout concentré ses opérations contre la faction du leader historique, Abubakar Shekau, dans la forêt de Sambisa proche du Cameroun. C'est cette faction, dirigée par Abu Mossad Al Barnaoui, surtout active au lac Tchad et le long de la frontière avec le Niger, qui est à l'origine de l'enlèvement de Dapchi, selon plusieurs sources sécuritaires. Ses hommes, contrairement à ceux de Shekau qui mènent des attentats-suicides dans les lieux publics, sont réputés commettre moins d'exactions de masse, notamment à l'encontre des musulmans. La quasi-totalité des élèves de Dapchi (105 sur 111) ont depuis été libérées par leurs ravisseurs, dans le cadre de négociations avec le gouvernement.                                        

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