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La recette de l’IRES «pour un développement autonome de l’Afrique»

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Pour conforter son émergence, l’Afrique a besoin de retrouver la confiance en elle-même afin de faire face aux grands enjeux du présent et du futur. Pour cela, il devient urgent pour le continent africain d’inventer un nouveau modèle d’aménagement urbain, adapté aux défis du continent, notamment dans les pays subsahariens. C’est ce que préconise l’Institut Royal des études stratégiques (IRES), dans son dernier rapport stratégique 2018 intitulé «Pour un développement autonome de l’Afrique». L’Institut considère également dans ses conclusions, dans ce rapport de 350 pages, que l’Afrique doit intégrer dans son nouveau modèle un développement agricole capable de produire rapidement en quantité suffisante, tout en régénérant les vastes savanes et en valorisant l’agriculture traditionnelle. Le défi sécuritaire est également de mise en prenant en considération la spécificité africaine.
Le document souligne que les difficultés qui pèsent sur l’Afrique (surpopulation, pauvreté, famine, dégradation des ressources naturelles, changement climatique…) et les dommages qu’elles sont susceptibles d’engendrer pour des populations encore en grande précarité ne peuvent laisser personne indifférent. Ainsi, «le rapport stratégique 2018 de l’IRES a été consacré au développement autonome de l’Afrique, tel que l’a toujours plaidé S.M. le Roi Mohmmed VI. L’autonomie ne signifie pas être indépendant. Elle renvoie à la capacité de l’Afrique à décider pour elle-même et à faire entendre sa voix dans le concert des Nations», explique Mohammed Tawfik Mouline, directeur général de l’IRES.
Par ailleurs, la première partie de ce rapport vise à comprendre le continent africain en mettant en exergue ses principales caractéristiques, dans une approche qui se veut africaine et qui se différencie, par conséquent, du regard occidental habituel, selon ses rédacteurs. La seconde partie du rapport, de nature prospective, est consacrée aux enjeux auxquels l’Afrique sera confrontée d’ici 2050. Elle met en évidence, à côté du changement climatique, trois grands nœuds du futur : la poussée urbaine, la transformation rurale ainsi que le défi de la sécurité et de la gouvernance. La troisième partie du rapport, en partant de ce panorama global, s’attelle à l’identification des leviers du développement autonome de l’Afrique, à savoir la transition énergétique, la transition digitale, la transition économique et la gouvernance économique, ainsi que les ressorts de l’autonomie que sont le capital humain, le développement de l’ubuntu et la réconciliation de l’Africain avec lui-même et avec la nature.