«C’est une initiative qui coûtera à l’État plus de 60 millions de dirhams par an, mais qui était très attendue depuis plusieurs années», a déclaré le ministre chargé des Relations avec le Parlement et porte-parole du gouvernement, Mustapha El Khalfi, en faisant allusion à l’initiative du gouvernement de prendre en charge désormais les repas des personnes en garde à vue. En effet, le Conseil de gouvernement, réuni jeudi à Rabat, a adopté un projet de loi modifiant et complétant les articles 66 et 460 du Code de procédure pénale. Un texte qui permettra désormais de mettre en place un cadre juridique pour la prise en charge par l’État des repas des personnes placées en garde à vue.
Soixante millions de dirhams par an pour assurer l’alimentation des 391.000 individus placés en garde à vue
Les quelque 391.000 individus placés en garde à vue annuellement pourront désormais bénéficier de repas qui seront servis pendant la durée de leur détention. Cette nouvelle mesure, qui vient d’être instituée grâce à l’adoption, jeudi, lors du Conseil de gouvernement, d’un projet de loi modifiant et complétant les articles 66 et 460 du Code de procédure pénale, coûtera 60 millions de dirhams et permettra d’améliorer les conditions de détentions et de respecter les engagements du Royaume au niveau international.
Mohamed Aujjar.
Yousra Amrani
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26 Octobre 2018
À 18:23
