«L'université, plateforme pour des solutions innovantes aux défis du développement durable en Afrique» est le thème d'un dialogue multi-acteurs, dont les travaux ont été ouverts mardi à Marrakech. Initié par l'Université Cadi Ayyad (UCA), en partenariat avec ONU-Environnement, cet événement, auquel prennent part des décideurs politiques, des chercheurs et praticiens, des représentants des services étatiques, des collectivités territoriales, du secteur privé et de la société civile, a pour principal objectif de faire avancer les discussions sur la manière dont l'université pourrait apporter des solutions innovantes et durables aux problèmes du développement durable en Afrique.
Après avoir affirmé que l’université, qui est au coeur de ce développement, doit assumer sa part dans la résolution de ces problèmes, M. Miraoui a relevé que l’UCA entretient des relations avec beaucoup d’établissements universitaires et partenaires africains. C’est ainsi, a-t-il expliqué, que l'ACISS permettra de «focaliser ces échanges et d'optimiser les moyens dont nous disposons».
De son côté, le représentant de l’ONU-Environnement, Mohamed Atani, qui s’exprimait au nom du Programme des Nations unies pour l’environnement au Maroc, s’est félicité de l’intérêt porté par l’UCA à la coopération avec le système onusien et des initiatives de cet établissement en faveur de la promotion du rôle et de la mobilisation des universités et de la communauté scientifique pour le développement durable en Afrique.Rappelant que le concept du développement durable a été adopté par la communauté internationale en 1992 lors de la Conférence des Nations unies sur l’environnement et le développement à Rio (Brésil), M. Atani a fait observer que 27 ans après, la pratique a démontré que ce choix stratégique de concilier écologie et développement a été perspicace et utile, mais pas suffisant. La pratique a démontré ainsi la nécessité d’inclure les dimensions sociales et humaines, a-t-il ajouté, notant qu’en 2017, la communauté internationale a adopté les Objectifs de développement durable (ODD, Agenda 2030).M. Atani a dans la foulée expliqué que cet agenda 2030 a élargi la portée du concept et de l'action pour le développement durable autour de 17 Objectifs étroitement imbriqués et qui englobent l’éradication de la pauvreté, l’éducation de qualité, l’accès aux services de santé et à l’énergie, le partenariat international, le travail décent, outre la consommation et la production propre. L’objectif ultime est de transformer le monde grâce à un développement qui maîtrise les conditions de sa durabilité et qui n’exclut personne, a-t-il soutenu.