Fête du Trône

Saaïd Amzazi, ministre de l’Éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique.

«Nous nous inspirons des Hautes Directives Royales pour mener une réforme globale et intégrée du système éducatif»

Najat Mouhssine Najat Mouhssine, LE MATIN

«Nous nous inspirons des Hautes Directives Royales pour mener une réforme globale et intégrée du système éducatif»

Pour Saaïd Amzazi, le ministère de l’Éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, continue de s’inspirer des Hautes Directives Royales pour poser les jalons d’une réforme globale et intégrée, couvrant tout le secteur du préscolaire au supérieur ; une réforme guidée par une volonté inébranlable d’asseoir les bases d’un enseignement moderne et de qualité qui offre les mêmes chances à tous les Marocains.

Le Matin : Le Maroc s’est transformé, depuis l’intronisation de S.M. le Roi Mohammed VI, en un chantier de réformes tous azimuts. Quel regard portez-vous sur cette dynamique de développement ?
Saaïd Amzazi : Depuis l’accession de S.M. le Roi Mohammed VI, que Dieu le glorifie, au Trône de Ses Glorieux Ancêtres en 1999, force est de reconnaître que notre pays a réalisé des progrès incontestables et a engrangé des avancées notoires et concrètes, qui lui ont permis d’entrer de plain-pied dans l’ère de l’émergence, et lui ont valu la reconnaissance, le respect et l’admiration du monde entier. Sous l’impulsion de S.M. le Roi, le Maroc a emprunté la voie de l’ouverture et de la modernisation en s’engageant dans une dynamique de réformes politiques et institutionnelles de grande envergure, visant l’assainissement de l’environnement et favorisant l’épanouissement de l’investissement et de l’initiative privée, en adoptant d’importantes stratégies sectorielles porteuses de progrès et de changement, telles que le Pacte national pour l’émergence industrielle, l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH), le Plan Maroc vert et la Stratégie énergétique, et en lançant de grands chantiers structurants englobant les infrastructures terrestres, aéroportuaires et portuaires, les centrales solaires, les parcs éoliens, les villes nouvelles…
Grâce à la vision éclairée de S.M. le Roi, que Dieu l’assiste, notre pays devient une source d’inspiration et une référence pour de nombreux pays à travers le monde. En témoignent d’ailleurs les grandes avancées réalisées dans des domaines stratégiques comme le développement humain à travers les progrès remarquables en matière de lutte contre la pauvreté, la vulnérabilité, la précarité et l’exclusion sociale enregistrés par l’INDH, lancée par S.M. le Roi en 2005, mais aussi les énergies renouvelables à travers la construction de la plus grande centrale solaire du monde à Ouarzazate (Complexe solaire Noor), ou encore le transport terrestre et maritime à travers la construction du plus grand complexe portuaire dans le bassin méditerranéen (Port Tanger Med), le lancement de la ligne à grande vitesse Tanger-Casablanca (LGV), la construction de l’un des plus longs ponts à haubans en Afrique (le Pont Mohammed VI à Rabat)…
À côté de ces réalisations, le Maroc a pu, grâce aux avantages comparatifs qu’il présente, notamment en termes de disponibilité de ressources humaines hautement qualifiées, s’affirmer comme l’une des destinations les plus privilégiées en matière d’investissement, en attirant des géants internationaux de l’automobile comme Renault Nissan et Peugeot PSA, et des leaders mondiaux de l’aéronautique comme EADS, Boeing, Safran… La politique de coopération étrangère prônée par S.M. le Roi en faveur de la diversification des partenariats internationaux et du développement d’une coopération Sud-Sud solidaire et agissante, notamment au sein du continent africain, conjuguée à une politique migratoire singulière fondée sur une approche humaniste, cohérente et globale illustrent, à leur tour et à bien des égards, la hauteur du leadership de S.M. le Roi, que Dieu l’assiste.
À tous les niveaux de cette dynamique, S.M. le Roi a résolument œuvré à placer l’éducation, la formation et la qualification des ressources humaines au centre de toutes les approches de développement socio-économique du pays, considérant celles-ci comme les vraies richesses de notre pays et comme l’un des principaux éléments du capital immatériel. 
Ceci explique pourquoi le système éducatif national a toujours fait l’objet d’un intérêt particulier de la part S.M. le Roi, qui l’a entouré de sa forte sollicitude en l’érigeant en priorité nationale et en appelant, à plusieurs occasions, à une réforme globale de ses différentes composantes, eu égard au rôle qu’il joue en tant que levier incontournable de valorisation et d’enrichissement du capital humain et donc en tant que locomotive de développement socioéconomique du pays.
Aujourd’hui, on ne peut que rendre hommage à l’esprit visionnaire et précurseur de notre Roi, lorsque l’on réalise que déjà en 1999, c’est-à-dire au tout début de son règne, il avait appelé, lors de son discours d’ouverture de la session d’automne de la troisième année législative, à la publication de la Charte nationale pour l’éducation et la formation et à tout mettre en œuvre pour atteindre la généralisation de la scolarisation, notamment en focalisant sur le milieu rural, ainsi que pour développer l’éducation informelle afin de lutter contre l’analphabétisme et pour ouvrir l’école sur son environnement. 
 
Dans les années qui suivirent, les Orientations Royales n’ont eu de cesse de revenir sur le système de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la formation professionnelle, rappelant la nécessité d’instaurer un enseignement préscolaire de qualité et de le généraliser, de s’ouvrir davantage aux langues étrangères pour l’enseignement des disciplines scientifiques et techniques et de réformer les secteurs de l’enseignement supérieur à accès ouvert et de la formation professionnelle en vue d’une meilleure employabilité des jeunes diplômés.
Ces Orientations Royales ont dès lors incité à l’élaboration de nombreuses lois relatives à l’éducation et à la formation, qui ont été votées dans les années 2000, notamment celles régissant l’enseignement supérieur (01.00), l’obligation de scolarisation (04.00), l’enseignement préscolaire (05.00), l’enseignement privé (06.00), les Académies régionales de l’éducation et de la formation-AREF (07.00) ou encore la formation professionnelle (13.00), ce qui a valu à cette décennie le qualificatif de «décennie de l’éducation et de la formation».
Aujourd’hui, le ministère de l’Éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique continue de s’inspirer des Hautes Recommandations Royales pour poser les jalons d’une réforme globale et intégrée, couvrant tout le secteur du préscolaire au supérieur ; une réforme guidée par une volonté inébranlable d’amélioration de la qualité, de l’efficacité et des rendements interne et externe du système. Car cet élan national, porteur de réformes tous azimuts entreprises sous le règne de S.M. le Roi, ne saurait porter ses fruits et aboutir sans un investissement dans l’éducation et la recherche scientifique, qui restent aujourd’hui, incontestablement et à l’échelle mondiale, la seule voie du progrès social et de la prospérité économique, et le gage de la transition vers cette société du savoir qui caractérise notre 21e siècle.
 
Quelles sont les réalisations du ministère à ce jour en faveur d’un enseignement de qualité en conformité à la vision stratégique 2015-2030 ?
Concernant l’enseignement primaire et secondaire, les efforts de ces dernières décennies consentis par le ministère de l’Éducation nationale ont permis des améliorations très concrètes, notamment en matière de taux de scolarisation, qui atteint aujourd’hui 99,8% au primaire, alors qu’il n’était que de 53% dans les années 1990. C’est là un progrès notable, quand on sait que le Maroc abrite près de 8 millions d’élèves, et même les plus prestigieux organismes internationaux comme la Banque mondiale et l’Unesco ont salué, il faut le reconnaître, ce véritable défi que notre pays a su relever avec succès.
En outre, dès la publication de la vision stratégique de la réforme 2015-2030 «Pour une école de l’équité, de la qualité et de la promotion», le ministère de l’Éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique a engagé les mesures nécessaires en vue de décliner cette vision sous la forme de stratégies sectorielles à l’horizon 2030, couvrant les trois départements relevant du ministère.
 
Il semble qu’un effort particulier a été fourni en faveur du monde rural, à travers la création des écoles communautaires ?
Le monde rural a toujours été le maillon faible de notre système éducatif, c’est pourquoi l’action du ministère s’est construite depuis plusieurs années sur la base d’une volonté délibérée de discrimination positive en faveur des élèves du monde rural. La création des écoles communautaires fait bien sûr partie de cette stratégie, puisqu’il s’agit d’un modèle qui a fait ses preuves dans le milieu rural, car il intègre cantine, internat et transport scolaire. Nous avons programmé d’en ajouter 150 d’ici 3 ans aux 145 actuelles, dont 10 viennent d’ouvrir à la dernière rentrée scolaire.
Ces dernières années, les programmes d’appui social en faveur de l’éducation dans le monde rural n’ont cessé de se développer, à l’instar du programme «Tayssir» ou encore «Un million de cartables», avec des résultats concrets et chiffrés sur la réduction du taux d’abandon scolaire, puisqu’ils ont entraîné plus de 57% de réduction du taux d’abandon scolaire et une augmentation de 37% de réinscriptions des décrocheurs.
Mais l’année 2018-2019, en particulier, a connu un élan plus soutenu encore de ces programmes sous l’impulsion de S.M. le Roi, qui a appelé, dans son discours du 29 juillet 2018, à «donner une impulsion vigoureuse aux programmes d’appui à la scolarisation et de lutte contre la déperdition scolaire, à partir de la prochaine rentrée scolaire, notamment au programme “Tayssir” d’aide financière à la scolarisation, à l’enseignement préscolaire, au transport scolaire, aux cantines scolaires, aux internats».
C’est ainsi que durant l’année scolaire en cours, le budget consacré à l’appui social a doublé en comparaison avec la saison 2017-2018, passant d’environ 2 milliards de DH à plus de 4 milliards cette année. Le nombre de bénéficiaires de la bourse «Tayssir» a été augmenté de près de 195% pour profiter à 2 millions d’élèves supplémentaires, et une augmentation de 63% de la valeur journalière des bourses pour les internats et les cantines scolaires par rapport à l’année précédente a été réalisée. Le ministère s’est d’ailleurs donné un délai allant jusqu’à 2024 pour couvrir la globalité des communes en les dotant de cantines et d’internats. En outre, le nombre de bénéficiaires du transport scolaire a également été revu à la hausse avec cette année 240.000 élèves qui en profitent, l’objectif étant d’atteindre 325.000 bénéficiaires à l’horizon 2021.
 
L’enseignement préscolaire est devenu une priorité nationale. Comment avance ce chantier ?
En effet, l’importance de la scolarisation dès la petite enfance, c’est-à-dire dès l’âge de 3 ans, pour le développement du cerveau et la structuration de la pensée, mais aussi pour la réussite scolaire et sociale ultérieure, n’est plus à démontrer. 
Toujours sous l’impulsion éclairée de S.M. le Roi Mohammed VI, nous avons donc établi un programme ambitieux de création et de réhabilitation d’unités de préscolaire, qui devrait faire passer le taux actuel de préscolarisation des enfants marocains de 49,6 à 67% à l’horizon 2021, avec pour objectif final d’atteindre la généralisation de l’enseignement préscolaire en 2027 pour les enfants de 4 ans. Pour cela, nous avons entamé un chantier ambitieux de création de 50.000 salles et de formation de 56.000 éducateurs ainsi que de 950 animateurs. Cette année déjà, plus de 100.000 enfants de plus ont rejoint le préscolaire avec l’ouverture de 5.200 classes supplémentaires.
 
Pour conclure, quelles pistes développer pour une école qui donne les mêmes chances à tous ?
Les efforts de notre pays en matière d’éducation se sont focalisés sur la généralisation de la scolarisation, que nous avons atteinte avec succès aujourd’hui au niveau du primaire. 
Mais nous sommes bien d’accord que la scolarisation n’est pas l’éducation. Désormais, tous nos efforts se concentrent sur l’amélioration du profil même de l’apprenant, via de nouvelles approches pédagogiques et de nouvelles méthodes d’apprentissage, telles que la méthode syllabique pour l’apprentissage de la lecture, l’instauration de la lecture précoce, la pédagogie par l’erreur pour les mathématiques, etc. De même, le développement des compétences de vie (life skills) au niveau des programmes scolaires est aujourd’hui une nécessité pour préparer nos enfants à un monde de plus en plus changeant et labile. Cela exige bien entendu que l’enseignant lui-même soit à même de s’impliquer dans cette dynamique, ce qui nous a incités à mettre en place, depuis la rentrée 2018-2019, une nouvelle mouture de formation des enseignants au sein de laquelle les candidats, en plus d’être sélectionnés à leur arrivée, doivent valider un cursus de 5 années d’études : une formation universitaire de 3 ans, puis une formation qualifiante de 2 ans au niveau des Centres régionaux des métiers de l’éducation et la formation et des établissements scolaires. De cette façon, nous transformerons le défi de former les quelque 200.000 enseignants dont nous aurons besoin d’ici 2030 en une véritable opportunité de mettre en place un corps enseignant dont 80% des acteurs auront bénéficié d’une formation solide, actualisée et performante. Parallèlement, une stratégie nationale prévoit de renforcer les compétences des enseignants en exercice par le biais de formations en présentiel, ainsi que des formations à distance via une plateforme dédiée. Bien entendu, améliorer la qualité du profil de l’apprenant, c’est également le doter de capacités linguistiques qu’exige notre époque, à savoir, outre la maîtrise des langues nationales, celle également des langues étrangères. Mais force est de constater que nous payons, depuis plusieurs décennies, un lourd tribut en matière de capital humain à la fracture linguistique qui existe dans l’enseignement des matières scientifiques entre le secondaire, où elles sont étudiées en arabe, et le supérieur, où elles sont étudiées en français ou en anglais.  Déjà, les résultats du baccalauréat s’avèrent nettement favorables aux bacheliers des sections internationales, dont le taux de réussite cette année a atteint 97%, contre 78% pour les autres. 
Mais dès la première année du supérieur, les étudiants maîtrisant mal les langues étrangères ont du mal à suivre les enseignements majoritairement dispensés en français dans les disciplines scientifiques et techniques, et vont le plus souvent soit abandonner leurs études, soit y échouer, ou encore changer d’orientation pour se diriger, par défaut, vers des disciplines enseignées en arabe. 
Voilà comment, à l’ère du 4.0, les failles linguistiques de notre système éducatif actuel privent notre pays d’une véritable élite scientifique, dont il aura pourtant cruellement besoin pour relever les défis technologiques qui l’attendent. Sans compter qu’au moment de la recherche d’emploi, la réalité de notre marché du travail veut que la maîtrise des langues étrangères soit exigée par plus de 70% des recruteurs. 
Comme je le répète souvent, la seule langue dont les Marocains ne veulent plus entendre parler est certainement la langue de bois. Si les sections internationales connaissent un tel engouement, c’est que la demande des familles pour un enseignement des matières scientifiques en langues étrangères explose.  Autrement dit, les Marocains ont compris où se trouve l’intérêt de leurs enfants. Et il est de notre devoir de répondre à leurs attentes. 

Le numérique au cœur du chantier de la réforme

Selon M. Amzazi, nos sociétés actuelles se dirigent de plus en plus et de façon inéluctable vers une digitalisation tous azimuts, à tel point qu’il est aujourd’hui universellement admis que les illettrés de demain seront ceux qui ne maîtriseront pas le numérique. On parle d’ailleurs non plus d’illettrisme, mais d’illectronisme. «C’est une donnée que nous prenons en considération à tous les niveaux d’éducation et de formation, du primaire jusqu’au supérieur ainsi qu’au niveau de la formation professionnelle», dit-il. Il s’agit en fait d’intégrer de façon systématique le numérique en tant qu’outil pédagogique dans les activités d’enseignement au sein de la classe, dans toutes les matières et à tous les niveaux, afin que les élèves puissent s’initier dès le plus jeune âge au numérique et l’intégrer dans leur mode de travail, et surtout dans la perspective de favoriser leur réussite, car l’efficacité des outils numériques en matière de pédagogie n’est plus à démontrer. Pour cela, le ministère mène une véritable stratégie numérique destinée aux établissements scolaires qui permet aujourd’hui d’atteindre un taux de 85% de connexion à Internet et un taux de 87% d’équipement en multimédia. «En outre, cela fait maintenant 4 ans que le Maroc organise régulièrement son Africa Code Week, et l’édition 2018 a été exceptionnelle, avec plus d’un million d’élèves qui ont bénéficié de cette semaine dédiée au développement informatique, encadrés par près de 36.000 ateliers dans tout le Royaume», explique le responsable gouvernemental. Par ailleurs, dans le cadre de sa stratégie numérique, le Maroc vient de se doter de sa première plateforme nationale «Maroc Université numérique» (MUN), dédiée à des cours en ligne ouverts et massifs (MOOC), première en son genre également en Afrique. «Celle-ci propose des contenus destinés à accompagner les étudiants dans leurs apprentissages, dans des domaines aussi variés que l’éducation et la formation, les sciences de l’ingénieur, l’informatique, l’économie et les finances, les sciences fondamentales, la santé, les langues, le management et l’entrepreneuriat, l’environnement, les sciences humaines et le droit», précise M. Amzazi.

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