Le critique Jamal Boushaba indique que «dans les peintures de Nabil El Makhloufi, on ne sait, la plupart du temps, ni où se situe exactement la scène, ni à quelle heure de la journée on est. Le temps et l’espace y sont fragmentés. Des instantanés. Beaucoup de personnages représentés dans les toiles de l’artiste nous tournent le dos. Ceux qui sont de face nous regardent rarement frontalement : leur regard est absent ou ils regardent ailleurs. Absents ou pensifs ? Ils regardent à l’intérieur d’eux-mêmes». Dans ses travaux, on a l’impression que l’artiste pose des questions autour de la place de l’individu dans la société. Les personnages semblent, en effet, bien souvent seuls, même lorsqu’ils sont au milieu d’une foule. Ils imposent toujours leur présence ; une présence calme et sereine. Mais si Nabil El Makhloufi ne nous révèle jamais précisément le lieu de ses scènes, il évoque subtilement le Maroc dans chacune de ses toiles, sans jamais tomber dans les clichés identitaires. L’originalité de son œuvre est marquée par le fait que l’observateur ne sait pas où s’arrête le réalisme et où commence le symbolisme.
Nabil El Makhloufi présente son réalisme symbolique
Nabil El Makhloufi revient à la Galerie d’art L’Atelier 21, après son exposition de 2016, avec une nouvelle collection intitulée «Présences» qui restera accrochée jusqu’au 8 juin 2019. Sa démarche, rappelant l’Académie des arts visuels de Leipzig en Allemagne où il a eu son diplôme, se distingue par une figuration qui met en relief un univers très particulier présentant côte à côte réalisme et symbolisme.
Les œuvres de Nabil El Makhloufi se nourrissent de la culture et de la terre où leur auteur vit.
Ouafaa Bennani
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26 Mai 2019
À 18:03
