Dans presque toute l’Union européenne (UE), des dizaines de millions d’Européens sont exposés à des niveaux de pollution de l’air dépassant les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Sur les cartes de l’Agence européenne de l’environnement (AEE), la plaine du Pô, enserrée en partie par des montagnes au nord de l’Italie, est constellée de points rouges sombres marquant une situation problématique pour de nombreux de polluants de l’air.
Selon les chiffres de 2016, plusieurs villes de cette région sont dans le haut du tableau pour les particules très fines responsables du plus de morts prématurées par an dans l’UE (391.000) et en Italie (environ 60.000). Turin et Milan font parties des villes les plus polluées à l’ozone et au dioxyde d’azote.
Autre point noir, le sud de la Pologne, avec ses centrales à charbon et la persistance du chauffage au charbon ou au bois. Pour les particules fines, Cracovie est la deuxième ville la plus polluée de l’UE en 2016, avec une concentration moyenne annuelle de 38 µg/m3, juste devant Katowice avec 34.
Selon un récent rapport de Greenpeace, qui utilise des chiffres de 2018 et un autre système, Katowice et une autre ville de la région font partie des 10 villes les plus polluées aux PM2,5 en Europe (loin malgré tout des villes asiatiques). Selon le rapport de Greenpeace, Sofia était en 2018 la capitale de l’UE la plus touchée par la pollution aux PM2,5, au 21e rang mondial. Viennent ensuite Varsovie, Bucarest, Nicosie, Prague, Bratislava, Budapest, Paris, Vienne.