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Le rôle clé du Maroc pour la paix et le développement en Afrique mis en avant lors d'une conférence au siège de l’ONU

Intervenant lors d’une conférence, organisée vendredi dernier au siège des Nations unies à New York par l’Institut Amadeus, l’ambassadeur représentant permanent du Nigeria auprès de cette organisation, Tijjani Mohammad Bande, a souligné que le Maroc joue un «rôle fondamental» dans le maintien de la paix en Afrique et dans l’architecture de la paix et de la sécurité du continent.

Le rôle clé du Maroc pour la paix et le développement en Afrique mis en avant lors d'une conférence au siège de l’ONU

Les participants à une conférence, organisée vendredi au siège des Nations unies à New York par l’Institut Amadeus, ont souligné le rôle clé du Maroc dans la promotion de la paix et de la sécurité en Afrique, mais également en matière de développement économique et social du continent, un rôle plus que jamais prépondérant depuis le retour du Royaume au sein de l’Union africaine (UA).
Intervenant lors de cette conférence, marquée par la participation d’experts américains et africains de renom ainsi que d’ambassadeurs africains à l’ONU, l’ambassadeur représentant permanent du Nigeria auprès de cette organisation, Tijjani Mohammad Bande, a souligné que le Maroc joue un «rôle fondamental» dans le maintien de la paix en Afrique et dans l’architecture de la paix et de la sécurité du continent. Le Royaume est également l’un des plus importants contributeurs de troupes pour les missions de paix en Afrique, a rappelé M. Bande, soulignant à cet égard l’importance pour les pays africains d’œuvrer de concert et en étroite collaboration pour garantir et pérenniser la paix et la sécurité dans le continent.
De son côté, l’ambassadeur de l’Éthiopie à l’ONU, Taye Atskeselassie Amde, a tenu à relever que les contributions du Maroc pour la paix et le développement de l’Afrique sont «évidentes», notant que le Royaume reste très actif au sein des commissions de consolidation de la paix, notamment en Afrique centrale où il joue un rôle de pivot. M. Amde a également estimé que le Maroc peut jouer un rôle encore plus grand en matière de lutte contre la criminalité transfrontalière, notamment en raison de sa proximité avec la région sahélo-saharienne, mais aussi pour contrer le phénomène de trafic des êtres humains. Il a de même salué la grande contribution du Royaume dans la lutte contre l’extrémisme, «un domaine dans lequel nous pensons que le Maroc peut jouer un grand rôle» au niveau de l’Afrique.
Évoquant le retour du Maroc au sein de l’Union africaine en 2017, l’ambassadeur éthiopien a dit être «très chanceux d’avoir été présent lors de la visite de Sa Majesté le Roi Mohammed VI en Éthiopie, en ce moment singulier où le Souverain a scellé le retour du Maroc à sa place naturelle en Afrique». «Ce moment a été accueilli avec grande joie et allégresse, car le Maroc manquait beaucoup à l’Afrique, et réciproquement, l’Afrique manquait aussi au Maroc», a-t-il encore dit. Selon lui, il s’agissait d’un «moment spécial», car après le retour du Royaume à l’Union africaine, «nous avons pratiquement observé une contribution très significative du Royaume non seulement en matière de commerce et d’investissement, mais aussi dans le domaine de la paix et de la sécurité en Afrique».
Pour sa part, Bronwyn Burton, directrice adjointe de l’Africa Center au think tank américain Atlantic Council, a affirmé que le retour du Maroc à l’Union africaine a été très bénéfique pour cette organisation panafricaine, en particulier, et l’Afrique, en général, en ce sens que le Royaume a toujours été une passerelle entre l’Europe et l’Afrique. De ce fait, le Maroc joue aujourd'hui un «rôle très important» entre les deux continents, a-t-elle estimé, soulignant que le Royaume reste le mieux placé en Afrique pour servir de porte-voix des ambitions de l’Afrique, en particulier en ce qui concerne les questions de la migration et de la lutte contre l’extrémisme et la criminalité transnationale.
Anas El Gomati, président du think tank libyen Sadeq Institute, a, quant à lui, tenu à rappeler que c’est au Maroc que l'Accord politique de Skhirate a été négocié et signé en 2015, créant le gouvernement d’union nationale en Libye. Le Maroc a réussi «à réunir à Skhirate nombre de factions libyennes qui ne se seraient jamais rencontrées nulle part en Libye», a-t-il dit, soulignant que le Royaume a joué un rôle «très positif au cours des quatre dernières années en Libye».
Tenue sous le thème «Les défis de l’Union africaine : construire une intégration continentale solide», la conférence a permis d’engager un débat constructif sur les défis majeurs du continent lors d’un panel intitulé «Paix et stabilité : quelle stratégie pour mieux répondre aux menaces actuelles ?» L'accord de la zone de libre-échange continentale africaine, signé le 21 mars 2018 par 44 Chefs d’États africains à Kigali et dont la ratification est encore en cours par plusieurs pays signataires, a également fait l’objet des discussions du second panel de cette conférence.
La conférence a également été marquée par la participation des quelque 140 lycéens et étudiants marocains qui prennent part à New York au programme «Jeunes ambassadeurs aux Nations unies», une initiative permettant à des centaines de jeunes venus des quatre coins du monde de prendre la mesure des défis de la politique, du leadership et de la diplomatie internationale. 

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