L’artiste Afin Bennani assure qu’il n’a pas perdu son temps, pendant le confinement, puisqu’il vient de terminer le livre sur son parcours artistique, comme il est en train de finaliser un deuxième livre qui comprendra tous les poèmes qui ont été écrits, soit sur lui, soit sur ses œuvres, et qui compte environ 150 poèmes en arabe, en français et en anglais, et ce sans s’arrêter de peindre. «Au début du confinement, j’ai mis en vente deux parmi mes grands tableaux et dont les recettes seront versées au Fonds de gestion du Covid-19. j’ai aussi proposé à tous les adhérents du syndicat de concevoir chacun un tableau sur le coronavirus, afin d’organiser une exposition réelle après cette période à la Bibliothèque nationale du Royaume. J’ai reçu, jusqu’à maintenant, plus d’une quinzaine de tableaux, tout en sachant que d’autres viendront incessamment. Une manière de susciter et de présenter plusieurs réflexions artistiques autour de cette pandémie», souligne l’artiste-peintre et président du Syndicat marocain des arts plastiques et de la photographie.
Livre-parcours de l’artiste
Dans ce livre, l’artiste et écrivain Afif Bennani développe la réflexion plusieurs axes : la réflexion sur l’art, l’évolution de la peinture, la période révolutionnaire, le sentimentalisme, l’artiste-peintre ! quelle entité ?, ma vocation en peinture, les vrais des cours de peinture, le coup de foudre, mon premier concours de dessin, pourquoi la figuration ?, l’organisation des foires, le détonateur, entre autres. Nous avons eu la primeur de l’avant-propos de ce livre avant même sa sortie, où il évoque des événements aux aspects aussi bien positifs que négatifs ayant marqué sa vie d’artiste. «Mon message, c’est ma quête et ma requête de m’attacher toujours à mes principes de dignité et d’intégrité, quelles que soient la violence et la nature des cyclones et des typhons qui ont ébranlé ma vie d’artiste, en prenant pour credo : la persévérance, la patience et le silence»…
«Je me donnais comme mission de chanter à ma manière la gloire du créateur. Je voulais tout simplement faire entendre ma faible voix à la louange du créateur dans un cantique que ma main écrivait sous la dictée de ma propre émotion contrôlée par les qualités intérieures que Dieu a créées en moi. Elle sera grande si, ne s’enflant pas d’un sot d’orgueil, je sais reconnaître l’auteur de mes dons», ajoute-t-il. Car ce qui importe pour Afif Bennani, c’est de ne jamais abandonner, ni baisser les bras. «Pour moi la peinture, est non seulement un moyen d’expression, mais aussi une manière de vivre et de penser. C’est un moyen d’expression de la personne humaine dirigée vers son intérieur, ou qui part de son intérieur», renchérit-il