Le crédit bancaire continue à adopter un rythme supérieur à celui observé en 2018, même si la cadence baisse parfois. Cette performance est d’autant plus intéressante qu’elle profite bien au secteur non financier et qu’elle est relativement plus marquée pour le secteur privé. Le financement de l’économie par voie bancaire s’est, en effet, accru de 5,2% au cours des onze premiers mois de cette année, avec un encours de 892,05 milliards de DH. C’est ce qui ressort des derniers chiffres publiés par Bank
La ventilation de ces crédits par objet économique montre, quant à elle, que leur évolution est tirée notamment par les comptes débiteurs et crédits de trésorerie qui ont progressé de 9,4% avec un encours de 185,59 milliards et, dans une moindre mesure, par les créances diverses sur la clientèle (5,1% à 124,42 milliards). À noter que ces créances sont composées principalement des prêts octroyés à la clientèle financière et non financière dans le cadre d’une opération financière et des créances acquises par affacturage.
S’agissant des autres segments, les crédits à la consommation sont en hausse de 4,7% à 56,47 milliards, les prêts à l’équipement ont connu une relative montée en régime (4% à 179,82 milliards, après 3,6% à fin octobre dernier) et les crédits immobiliers n’arrivent pas à se redresser (3,2% à 275,83 milliards). Ces derniers ont été tirés vers le bas par les crédits aux promoteurs qui ont reculé de 0,9% à 56,85 milliards. Et ce, au moment où les crédits à l’habitat ont affiché une amélioration de 4,3% à 214,81 milliards. Cet encours inclut le financement participatif à l’habitat qui a atteint 7,38 milliards à fin novembre dernier, en hausse de 106,5% sur un an ! Concernant les créances en souffrance, elles ont connu un accroissement de 5,7% à fin novembre 2019, s’élevant à 69,89 milliards.