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Des élections communales partielles auront lieu le 23 juillet dans quatre communes

Le ministère de l’Intérieur vient de fixer la date du jeudi 23 juillet pour l’organisation des élections communales partielles dans quatre communes. Le scrutin devra permettre de pourvoir une cinquantaine de sièges vacants dans les conseils communaux de ces quatre localités. Les candidats pourront déposer leurs candidatures du 6 au 9 juillet. La campagne électorale démarrera le 10 juillet à minuit.

Des élections communales partielles auront lieu le 23 juillet dans quatre communes

Des élections partielles seront organisées le 23 juillet prochain pour désigner une cinquantaine de nouveaux conseillers communaux. Ces élections sont décidées par le ministère de l’Intérieur pour de multiples raisons, notamment à cause du blocage du fonctionnement des instances délibératives de ces collectivités territoriales. En effet, le ministère de l’Intérieur vient d’annoncer, dans le dernier Bulletin officiel (BO n° 6894 du 25 juin 2020), la date de ces élections partielles, de la campagne électorale et la date de dépôt des candidatures dans les quatre localités concernées par ces élections. Il s’agit tout d’abord de la réélection de l’ensemble des membres de la commune d’Aït Ourir dans la province d’Al Haouz (région de Marrakech-Safi). Le conseil a été dissous, le 11 février dernier, afin de défendre les intérêts de la commune en raison du blocage de ses instances délibératives. Le gouverneur de la province d’Al Haouz avait saisi le tribunal administratif de Marrakech à cette fin en considérant que la paralysie qui a bloqué le conseil communal entre dans le cadre de l’article 72 de la loi organique relative aux communes. «Si les intérêts de la commune sont menacés pour des raisons touchant au bon fonctionnement du conseil de la commune, le gouverneur de la préfecture ou de la province peut saisir le tribunal administratif aux fins de dissolution du conseil», dispose la loi organique. Il faut le rappeler, les 29 sièges du conseil communal d’Aït Ourir étaient répartis entre le Parti de la justice et du développement (PJD) avec 13 sièges, le Parti authenticité et modernité (PAM) avec 13 autres sièges, le Parti de l’Istiqlal avec deux sièges et l’Union Constitutionnelle avec un siège (selon les résultats des élections communales du 4 septembre 2016). Le PJD était parvenu à diriger la majorité du conseil communal en s’alliant avec l’Istiqlal et l’UC. Majorité qui s’est retrouvée en difficulté après que les conseillers de l’Istiqlal et de l’UC ont rejoint, il y a deux ans, l’opposition. Ce qui annonce, dans les prochains jours, d’une bataille électorale qui sera certainement très animée et devra opposer, encore une fois, le PJD et le PAM.

Une autre localité concernée par les élections partielles du 23 juillet est la commune de Ribat Al Kheir (plus connue sous le nom d’Ahermoumou). Son conseil, dont une quinzaine de membres avaient démissionné en mai en protestation, disent-ils, contre la gestion unilatérale du président de la commune, était dirigé par le Parti de l’Istiqal (même s’il n’avait remporté que deux des 27 sièges) et comptait 14 sièges sous les couleurs de l’Union socialiste des forces populaires (USFP), sept sièges sous les couleurs du PAM, trois sièges au nom du Rassemblement national des indépendants (RNI) et un siège pour le Parti du progrès et du socialisme (PPS). Ainsi, le ministère de l’intérieur a appelé à l’organisation de nouvelles élections pour pourvoir aux 16 sièges devenus vacants selon les dispositions de l’article 60 de la loi organique. Ces sièges étaient devenus vacants depuis de la démission de 9 conseillers de l’USFP, 6 du PAM et d’un conseiller du RNI.

Par ailleurs, les élections partielles concernent également la bourgade d’El Atef, commune rurale de la province de Taourirt dans la région de l’Oriental. Cette commune est concernée par le renouvellement de cinq sièges sur les 15 composant le conseil et qui étaient détenus par le RNI et l’USFP. De même, un peu plus au Sud, la province de Tiznit est également concernée à travers la commune de Tizoughrane où doivent être élus six sur les 15 conseillers que compte le conseil communal. Sièges dont quatre étaient détenus par le RNI, un par le PJD et le sixième par l’Istiqlal. Ainsi, dans ces différentes circonscriptions les candidats concernés peuvent déposer leur candidatures du 6 jusqu’au 9 juillet auprès des autorités compétentes. En ce qui concerne la campagne électorale, elle va démarrer le vendredi 10 juillet pour prendre fin le 22 juillet à minuit. Le Jour J est fixé pour le jeudi 23 juillet. 

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