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L’Asmex propose une batterie de mesures pour relancer l’export

L’export peut être un moteur essentiel de croissance et d’accélération de la transformation économique. L’Asmex y croit , à condition que certaines mesures soient adoptées, notamment sur les volets de la fiscalité, le financement, la compétitivité et la gouvernance. Des propositions ont été partagées avec la Commission spéciale pour le nouveau modèle de développement, afin de booster le secteur et améliorer la compétitivité des exportateurs.

L’Asmex propose une batterie de mesures  pour relancer l’export

L’Association marocaine des exportateurs (Asmex) apporte sa contribution au débat national sur le nouveau modèle de développement. Lors d’une rencontre, organisée le 26 février 2020 avec les membres de la Commission spéciale pour le nouveau modèle de développement, une batterie de mesures a été proposée par les exportateurs, portant notamment sur la fiscalité, le financement, la compétitivité et la gouvernance. 

Refonte de la fiscalité
L’Asmex appelle à la mise en place d’une fiscalité «adaptée à la mondialisation», dont le but est de réhabiliter la valeur du travail, la production nationale et l’exportation. L’association recommande ainsi de réduire les prélèvements sociaux, en particulier sur les bas salaires. Elle préconise aussi une refonte de la fiscalité du travail et des revenus pour une contribution proportionnelle aux revenus finaux de chacun. Et ce n’est pas tout. L’Asmex demande de ne plus taxer la production et l’investissement. «Les codes des douanes continuent de fiscaliser davantage les transformateurs locaux au profit
des produits finis importés en provenance des ALE. De même, l’investissement est taxé», explique l’association. 

Améliorer la compétitivité des PME/PMI
Sur ce volet, l’Asmex préconise, entre autres, de créer un statut pour les entreprises de taille intermédiaire (ETI) et mettre en place un accompagnement dédié. Elle propose, également, de promouvoir l’industrie locale dans la perspective de substituer les importations massives de produits finis ou semi-finis, soit via les opérateurs locaux soit en favorisant des joint-ventures et «s’engager sérieusement pour la lutte contre l’informel en priorisant l’informel industriel». De plus, l’association recommande «vivement» la création de Zones de développement intégrées dans les 12 régions du pays en vue de développer les assises des entreprises et accorder aux exportatrices d’entre elles, le statut conforme (exportation directe ou indirecte). 

Fluidifier l’accès au financement
Pour les exportateurs, il s’agira d’abord d’assouplir et fluidifier l’accès au financement pour les PME/PMI. Pour ce faire, l’Asmex propose de fusionner Maroc PME et la Caisse Centrale de Garantie (CCG) et repenser leurs missions pour en faire une banque dédiée au développement des startups, de la TPE, des PME, des ETI et de l’export. L’association appelle aussi à la création d’un comité entre Bank Al Maghrib, le GPBM et le secteur privé, avec l’Asmex comme représentant du secteur exportateur. 

Pour une gouvernance efficace et anticipative
L’Asmex appelle à la mise en place d’une gouvernance «efficace et anticipative». Elle recommande, à cet effet, la création d’un comité paritaire (public-privé), placé sous l’autorité directe du Chef de gouvernement pour le suivi et la mise à jour des stratégies sectorielles et le déploiement à l’international des entreprises. «Une stratégie volontariste de développement des exportations marocaines s’impose d’urgence», précise l’Asmex. Il s’agira également de réaménager les Centres régionaux d’investissement (CRI) en guichets uniques, de créer l’Observatoire national du commerce extérieur et de mettre en place le Comité de pilotage des exportations (Copex) dans le cadre d’un partenariat public-privé. L’objectif étant d’assurer la mise en œuvre et le suivi de toute stratégie dédiée à l’export et veiller à l’exécution des feuilles de route. 

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