Selon les données du ministère de l’Éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, plus de 6.200 sources numériques ont été mobilisées pour répondre aux besoins des apprenants, le taux de suivi a varié entre 96% pour le secteur de l’enseignement privé et 71% dans le public. Pour les personnes dans les zones éloignées et qui sont estimées à un million, des brochures ont été éditées et distribuées pour faciliter le processus d’apprentissage.
Engagé depuis des années dans une stratégie de digitalisation, le ministère de l’Éducation nationale s’est retrouvé contraint à accélérer les processus et à opérer un changement radical et rapide vers un dispositif 100% à distance. Pour juger de l’efficacité de ce processus et évaluer l’opération d’enseignement à distance entamée lors de cette période du confinement, le ministère a lancé une enquête par sondage à destination des parents d’élèves, des enseignants et des élèves. «Les résultats de cette étude permettront de tirer les enseignements nécessaires afin de dégager les points forts pour les consolider ainsi que les faiblesses pour les corriger», indique un communiqué du département de l’Éducation nationale.
Le monde de l’après-Covid ne sera plus le même, le Maroc de l’après-pandémie aussi, et l’enseignement va également changer. Cette expérience forcée d’enseignement à distance a en tous cas donné un coup d’accélérateur et nous a fait gagner des années en termes de transformation et d’adaptation.
Cette dynamique a été fortement soutenue et favorisée par le partenariat efficace entre les différents acteurs, publics et privés, qui interviennent dans l’écosystème éducatif. En effet, parallèlement à cette accélération digitale, certaines d’entreprises ont apporté leur pierre à l’édifice en actionnant les leviers de leurs politiques RSE en faveur d’un engagement pour soutenir l’éducation dans ce contexte de crise sanitaire. Le cas de Huawei est à citer à cet effet, et ce à plusieurs égards.
En effet, l’équipementier chinois s’est engagé, depuis le début de la pandémie, à faire profiter de ses solutions technologiques l’ensemble de ses partenaires à travers plusieurs initiatives. Une approche qui découle de la stratégie RSE orientée vers un renforcement du transfert des connaissances et compétences TIC en faveur de ses diverses parties prenantes. C’est dans ce sens d’ailleurs, et en droite ligne avec la stratégie nationale de promotion de l’employabilité des jeunes diplômés, que Huawei a développé, en partenariat avec le ministère de l’Éducation nationale, de la formation professionnelle et de la recherche scientifique, un partenariat stratégique pour promouvoir les compétences en TIC au sein des universités et aussi en faveur des professionnels.
Ce programme s’articule autour de trois actions majeures qui ambitionnent de réduire le fossé entre les connaissances acquises dans les universités et les besoins du marché de l’emploi : Huawei ICT Academy, Seeds for the Future et Huawei ICT Compétition.
Ces initiatives, consolidées et accélérées pendant la période du confinement, ont eu un impact certain en faveur d’une amélioration des programmes de l’enseignement à distance. Ainsi, et à titre d’exemple, les actions de Huawei ont permis la certification de 80 étudiants pendant le confinement, dont près de 40 ont publié leur Huawei certifications sur le réseau professionnel LinkedIn en signe de reconnaissance. À noter également l’engagement auprès des employés pour les inciter à apprendre sur la plateforme e-learning du groupe, afin de leur permettre de monter en compétences même pendant cette période. Grâce à cet engagement multidimensionnel et multipartite, et à l’implication des acteurs technologiques, l’expérience marocaine d’enseignement à distance, qui a certes connue un démarrage difficile, est en passe de réussir pour devenir une référence et une base pour développer et réformer le système éducatif au Royaume. Le modèle du partenariat public privé, à l’instar de celui développé avec Huawei, se positionne également aujourd’hui comme un levier pour réussit la transition digitale et la pérenniser dans le temps.