L’exposition «Présences» de Nabil El Makhloufi à la Galerie d’art L’Atelier 21, en 2019, avait suscité beaucoup d’intérêt auprès des professionnels et des passionnés des arts plastiques. Ses œuvres mettent en relief sa démarche plastique, acquise à l’Académie des arts visuels de Leipzig en Allemagne où il a eu son diplôme, se distinguant par une figuration qui reflète un univers très particulier, présentant côte à côte réalisme et symbolisme. Selon l’artiste, «dans la peinture, il y a une palette infinie de possibilités. J’ai toujours été attiré par la figuration. Mais je ne veux pas me contenter de faire des photographies. Et l’abstraction ouvre d’autres portes. L’important, c’est de trouver son propre langage. Je fais partie de cette grande école de Leipzig qui est très connue pour cette approche qui mêle l’abstraction et la figuration».
Parcours de l’artiste
Natif de Fès, Nabil El Makhloufi se consacre, en plus de l’art pictural, à la recherche et à l’écriture, étudiant la question de l’image dans l’art, établissant des parallèles intéressants entre deux traditions iconographiques, l’orientale et l’occidentale. Trouvant une résonance dans son travail pictural, les problématiques qui s’en dégagent sont le témoin d’un questionnement, toujours d’actualité, sur le dialogue que la création plastique établit entre différentes cultures.
Tête-à-tête réalisé par l’équipe de l’Atelier 21
Votre état d’esprit actuel ?Flottant.
Votre espace de travail ?Mon atelier.
Votre programme du jour ?Café, Atelier, Famille, Lecture.
Un livre ?«Narcisse et Goldmund» de Hermann Hesse.
Une œuvre d’art ?«Les Ménines» de Diego Velàzquez.
Une envie tout de suite ?Voyager.
Votre devise favorite ?«L’amour seul est ma religion... Partout où se dirigent ses montures c’est ma religion et ma foi», Ibn Arabî.
Comment voyez-vous le monde après le confinement ?Plus fragile.
Quel est le message que l’univers nous envoie ?Se concentrer sur l’essentiel.
